Abonnez-vous en ligne

et choisissez votre formule Consulter nos offres Ne plus afficher

Transition énergétique

L'Ademe publie son étude sur une électricité 100% renouvelable en 2050

le 22/10/2015

Elle avait fait grand bruit au printemps dernier. L'étude de l'Ademe sur un mix électrique 100 % renouvelable en France en 2050 est enfin publiée.

L'Ademe publie son étude sur une électricité 100% renouvelable en 2050

Cette étude devait à l'origine être rendue publique en avril 2015, mais elle n'avait finalement pas été dévoilée. Ce revirement de dernière minute avait suscité de multiples interrogations. L'Ademe aurait-elle donc subi des pressions ? « Cette étude n'est pas terminée », recadrait le 14 avril Bruno Lechevin, président de l'agence, pour calmer les esprits. « L'Ademe veut éviter que l'on passe à côté de la substantifique moelle et de la valeur ajoutée de cette étude. Nous avons décidé de réaliser des tests de sensibilité supplémentaires sur certains hypothèses, comme la baisse des coûts des renouvelables et l'évolution de la demande d'énergie. » C'est désormais chose faite, et l'étude est publiée aujourd'hui sur le site de l'Ademe.

Un sujet sensible ? Il s'agit de ne pas interférer avec les discussions en cours sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui doit préciser la trajectoire énergétique française aux échéances 2018 et 2023. « Notre étude est une photographie de ce que pourrait être le parc français à l'horizon 2050 », souligne Damien Siess, directeur adjoint Production et énergies durables de l'Ademe, lors de sa présentation le 6 octobre dernier pendant un atelier organisé par l'Atee. En aucun cas, l'agence n'entend indiquer la trajectoire à suivre, entre aujourd'hui et 2050, pour atteindre 100 % d'électricité renouvelable. L'Ademe a voulu savoir quelles seraient les contraintes si on augmentait massivement la part des renouvelables en France métropolitaine. Avec le but de minimiser le coût de l'électricité.

« Comment optimiser le mix ? Où placer géographiquement les renouvelables ? Avec quels impacts économiques ? », interroge Damien Siess. Pour le savoir, l'Ademe a posé « des hypothèses assez fortes sur le pilotage de la demande ». Qu'il s'agisse de la consommation des chauffages, de l'eau chaude sanitaire, de la recharge des véhicules électriques… Mais aussi des hypothèses sur les gisements de renouvelables, l'acceptabilité des populations locales et le coût de chaque technologie. Ainsi l'éolien terrestre passerait de 80 euros par mégawattheure aujourd'hui à 65 en 2050. L'éolien en mer posé, de 200 à 80. Le photovoltaïque, de 150 à 60 au sol et de 250 à 85 en toiture. Les énergies marines, de 250-300 à 110.

TB

L'étude en détail

Commentaires (0)
Commenter cet article
Dossiers & documents
Environnement Magazine
Environnement Magazine
Voir tous les dossiers
X

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer de meilleurs services et de meilleures performances, des fonctionnalités de partage, des informations et des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, et les statistiques de visites. Pour en savoir plus sur notre politique d'utilisation des cookies.

X Fermer ce message