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Transition énergétique

Débat national : la fronde des ONG

le 12/11/2012

Greenpeace claque la porte du débat national sur la transition énergétique. Le jour même, d'autres ONG françaises se sont aussi ouvertement indignées des modalités d’organisation.

Débat national : la fronde des ONG

Le débat ne devait débuter qu’après la mi-novembre, mais sa préparation soulève déjà des polémiques. Greenpeace a pris la décision la plus radicale. Après un rendez-vous avec la ministre de l’Ecologie, l’association annonce ce 12 novembre sa décision de ne pas participer au débat sur la transition énergétique « tel que proposé par le gouvernement ». L’ONG lui reproche la nomination parmi les cinq membres du comité de pilotage de « deux éminents représentants des intérêts de l’industrie nucléaire ». En l’occurrence, l’ancienne présidente du directoire d’Areva, Anne Lauvergeon, et l’ancien administrateur général du CEA, Pascal Colombani. Surtout, Greenpeace dénonce l’absence d’industriels représentant les filières des renouvelables, de l’efficacité énergétique « ou encore des PME ». L’ONG refuse de servir « une fois de plus de caution verte à un débat et un processus dont on craint que les conclusions seraient déjà décidées par d’autres », tonne Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.

D’autres ONG se sont aussi révoltées, sans annoncer pour autant leur retrait du débat. La Fondation Nicolas Hulot (FNH) réclame « transparence, pluralisme, représentativité et indépendance » sur le sujet « extrêmement délicat » de la transition énergétique. FNH témoigne du « malaise » des ONG. Parmi ses griefs, la formation par le gouvernement d’un comité de pilotage « avant même d'avoir statué sur ses missions », son rôle, son fonctionnement… Ce qui, selon la Fondation, « laisse planer le doute sur sa capacité à assurer une représentation juste, impartiale et transparente des différents points de vue ». Aucun représentant des filières renouvelables, des consommateurs, aucun garant du débat public… « Il est incohérent que la ministre elle-même se positionne en tant que présidente du comité de pilotage. Celui-ci doit impérativement être découplé de l'autorité exécutive », pointe FNH. Malgré les promesses du gouvernement de consulter les parties prenantes, « c’est par la presse qu’ont été révélés les noms des membres du comité de pilotage », ajoute le réseau Sortir du nucléaire. Le débat est déjà très électrique.

TB

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