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Nomination

Catherine Gomy, pilote d'Envie

le 10/02/2016

De l’opérationnel, et de l’humain ! Voilà ce qui a guidé les choix de Catherine Gomy, déléguée générale de la Fédération Envie depuis quelques semaines, tout au long de sa carrière.

Catherine Gomy, pilote d'Envie

« Je voulais rejoindre une structure de type PME, avec de vraies valeurs humaines. Et il y a en plus l’aspect très technique du réseau », s’enthousiasme cette ingénieure agro de formation et docteure en chimie analytique, aujourd’hui âgée de 53 ans, précédemment directrice chez Bio by Deloitte. Au sein d’Envie, elle aura la tâche de développer le réseau pour concilier la réinsertion par l’emploi, la réduction des déchets par la réparation et le traitement d’équipements électriques, et de donner à tous l’accès à des produits d’occasion garantis.

Créé il y a plus de trente ans, Envie fédère aujourd’hui 50 entreprises, emploie 500 permanents et 2 000 salariés en réinsertion, via des CDDI, ces contrats à durée déterminée en insertion, d’une durée maximale de deux ans. Outre la concurrence (historique, avec Emmaüs ou le Réseau des ressourceries, mais aussi plus récente avec les majors Veolia et Suez), Envie est aussi confronté aux quotas départementaux d’emplois aidés et à la baisse des aides financières complémentaires. « Et un nouveau paysage, dans lequel les régions ont la compétence en matière de déchets », ajoute Catherine Gomy, qui compte à son actif d’avoir fait condamner les vide-ordures de l’immeuble parisienne dans lequel elle vit, rénover le local poubelles « pour donner envie de trier », et mis en place le compostage des biodéchets.

« Envie est un beau réseau, avec un beau modèle, mais il doit se réinventer tout le temps ». Ainsi, un premier atelier éphémère de réparation et de vente s’est tenu en novembre à Paris dans le quartier très bobo du Marais – l’atelier le plus proche étant à Trappes, dans les Yvelines, et ensuite à… Orléans. « La première implantation parisienne pourrait être juste un espace de vente sur Paris, car les ateliers de réparation demandent beaucoup de place. En tout cas, il ne faut pas oublier qu’il existe une nouvelle clientèle, informée, qui se pose des questions sur ses achats », rappelle celle qui a passé ses premières années d’ingénieur à bâtir les protocoles d’essais comparatifs concernant l’environnement (lessive sans phosphate, propulseurs d’aérosols, etc.) chez 60 millions de consommateurs, avant de rejoindre l’Afnor pour développer les écolabels européens. Du concret, toujours.

AC

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