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Énergie solaire

Les nouveaux usages du photovoltaïque

le 24/02/2016

Le photovoltaïque reste cantonné aux centrales au sol ou aux installations en toiture. En cause : le coût des applications alternatives. Pour combien de temps ?

Les nouveaux usages du photovoltaïque

Hors des centrales et des toitures, point de salut ? C’est ce que pensent tous ceux qui ne jurent que par le prix, souvent à juste titre. Ainsi, pour André Joffre, président du bureau d’études Tecsol, les nouvelles applications du photovoltaïque, comme les routes solaires de Colas, restent trop coûteuses : environ 6 euros le watt crête, quand les centrales au sol reviennent à 1,3 euro. « Il reste un potentiel énorme en toiture, qui présente en outre l’avantage d’être à proximité des lieux de consommation. » Quant au photovoltaïque souple, il demeure marginal du fait de ses faibles rendements. « Son coût réduit, qui était son principal atout lorsque le prix du silicium atteignait des sommets, n’est plus suffisant pour compenser ses faiblesses. »

 

L'aval de la filière créera le marché

 

Pourtant, certains croient encore que d’autres applications peuvent voir le jour. C’est le cas de Philippe Malbranche, directeur de l’Ines.  « Malgré leurs rendements moyens et leur faible durée de vie, les cellules souples peuvent trouver leurs marchés grâce à leurs propriétés particulières : souplesse, légèreté, couleur… Elles sont adaptables et peuvent par exemple recouvrir un capot de carrosserie ou la coque d’un téléphone portable. C’est l’aval de la filière qui créera le marché. » L’idée maîtresse : concevoir des produits intégrant du photovoltaïque, sans changer leur fonction, et sans avoir recours à un professionnel pour l’installer.

 

35 millions d'euros

 

La société Armor, située à La Chevrolière au sud de Nantes, y croît tant qu’elle vient d’investir 35 millions d’euros dans ses lignes destinées au photovoltaïque organique et aux collecteurs de courant pour batteries. Le module d’un rendement de 4 % est imprimé sur du film polyester, à haute vitesse et basse température, de manière industrielle. « Nous collaborons avec l’École de design de Nantes pour définir de nouveaux usages, indique François Barreau, responsable marketing business development chez Armor. Nous avons par exemple présenté une borne solaire urbaine au salon World Efficiency à Paris en octobre dernier. La légèreté de ces films permet de viser les usages nomades, en autonomie. » Reste à savoir si les acheteurs sont prêts à payer 10 euros par watt crête pour un objet d’une durée de vie de 5 ans.

CM

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