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Interview

"L'autopartage a trouvé son modèle économique" - Etienne Hermite, directeur général de Zipcar

le 01/03/2016

Il y a quelques mois, la ville de Paris lui offrait un sésame en attribuant à Zipcar les places en voirie qui lui manquaient pour être plus visible et séduire le chaland. Dans la ville de l'Autolib', pas facile de se faire remarquer. Coup de projecteur sur cet opérateur d'autopartage qui ne manque pas d'ambition.

"L'autopartage a trouvé son modèle économique" - Etienne Hermite, directeur général de Zipcar

EM : Ce choix de la ville de Paris de donner leur chance à d'autres opérateurs qu'Autolib', est-ce un simple coup de pouce ?

C'est bien plus, cela change la donne ! Même si nous avions déjà mis un pied dans la capitale. Avec 70 points de retrait et près d'une centaine de places, notre solution de mobilité y gagne en visibilité. D'autant qu'elle est désormais accessible à même la voirie et non plus seulement dans les parkings. Paris est l'une des villes qui présente le plus grand potentiel de développement en matière d'autopartage. C'est un marché important. Tout comme Londres, où est implanté notre siège européen. Avant de déployer nos stations et voitures dans une ville, nous passons principalement en revue deux critères : leur densité urbaine et le taux de motorisation de ses habitants. Si ce dernier est faible, c'est un bon point pour nous. De même si la ville est bien dotée en transports en commun. Avec l'autopartage, leurs sorts sont intimement liés.

EM : Rappelez-nous en quelques mots l'origine et les apports de votre service ?

Il est né il y a quinze ans à Boston. Sur le campus universitaire, puis en ville, il a séduit par sa praticité : pas besoin de faire la queue à l'agence, on retire le véhicule dans la rue. Par sa valeur ajoutée également sur le plan environnemental : chaque voiture Zipcar remplace en moyenne 5 à 11 voitures en circulation. C'est précieux à l'heure où diminuer le nombre de véhicules et désencombrer les centres urbains font figure de priorités. Faire des économies et ne payer qu'à la conduite, voilà aussi un autre atout. A Paris, nous commençons à avoir nos premiers retours d'abonnés. Ils utilisent en moyenne nos véhicules en libre-service onze heures par mois.

Zipcar a 12 000 voitures dans 400 villes et près d'un million d'abonnés. En France, quel est l'axe de développement spécifique ?

En septembre prochain, cela fera deux ans que l'entreprise s'y développe. Zipcar France reste à taille humaine : après avoir récemment doublé, nous sommes une dizaine de salariés. Nos forces restent notre communauté d'usagers et la technologie dont nous sommes propriétaires pour le retrait et l'utilisation du véhicule. Dans le cadre d'un partenariat avec la SNCF, qui a été pensé dans sa logique d'une mobilité dite de "porte-à-porte", nous sommes présents dans 27 gares TGV et 14 villes autres que Paris. Nous ciblons par là les déplacements professionnels, en particulier ceux des PME qui ne disposent pas d'une flotte propre. Une centaine d'entreprises sont abonnées. C'est l'un de nos axes forts de développement.

Propos recueillis par MB

Le site de Zipcar

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