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Recyclage

Rien ne va plus pour le PET recyclé

le 27/01/2016

Depuis 2010, le prix du PET vierge est passé de 1 550 euros la tonne à 860 euros la tonne. Soit une division par deux alors que le cours du rPET se situe juste en dessous d'une centaine d'euros. Pour février, certains recycleurs prévoient encore une baisse à 800 euros la tonne, qui devrait plomber encore un peu plus ce marché.

Rien ne va plus pour le PET recyclé

« Le problème, avance Yann Vincent, directeur du recyclage chez Suez Environnement, c'est que des usines comme FPR qui produisent du rPET pour la bouteille, investissent dans des procédés coûteux pour garantir la qualité et la conformité des produits. Or ces produits sont concurrencés directement par la matière vierge, devenue très bon marché ». Paradoxalement, les matières recyclées d'entrée de gamme s'en sortent mieux, avec un coût de traitement fixe moindre.

Autant dire que l'heure est sombre pour les professionnels du recyclage, qui ne voient pas comment la situation pourrait s'améliorer cette année, surtout en l'absence de demande tant en Europe qu'en Asie. Le manque de visibilité avant le nouvel an chinois où il ne se passe pas grand-chose, ne facilite pas l'optimisme. Avec un prix du pétrole sous la barre des 30 $ le baril, les prix des résines vierges sont en recul, même si les autres sortes comme les PE et les PP résistent un peu mieux. La Chine, affaiblie par sa crise, consomme peu. Encore moins les plastiques de qualité moyenne (big bags, sortes mixtes).

Pour Albert Azoubel, président de Federec Plastiques, « le risque est de voir en 2016, des reprises à coût zéro, ou bien plus inquiétant, des prix négatifs (cas où les détenteurs de déchets plastiques sont obligés de payer l'enlèvement) ». Au-delà des aides publiques comme Orplast, pour inciter l'emploi de matière recyclée, il faudra à terme envisager une aide directe aux recycleurs, confrontés aux variations du prix de la résine vierge. « En dépit de ce contexte défavorable, ce n'est pas parce que c'est compliqué pour le PET, qu'il faut arrêter de produire du plastique régénéré à forte valeur ajoutée », insiste Yann Vincent.

Catherine Moncel

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