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Déchets faiblement radioactifs

L'IRSN préconise de nouvelles pistes de traitement pour les déchets TFA

le 23/02/2016

Dans la perspective des programmes de démantèlement mis en oeuvre dans les prochaines décennies, le Cires* (centre de stockage en France pour les déchets de très faible activité) sera saturé à court terme. Selon l’IRSN, cette situation implique un examen approfondi de la politique de gestion de ces déchets, pour envisager des pistes alternatives plus pérennes, équitables et responsables.

L'IRSN préconise de nouvelles pistes de traitement pour les déchets TFA

Selon les données de l’inventaire national 2015, le volume des déchets TFA résultant de l’exploitation et du démantèlement de l’ensemble des installations nucléaires existantes, serait de l’ordre de 2 200 000 m3, hors sols pollués. Le Cires, dimensionné pour stocker 650 000 m3 de déchets TFA en 30 ans, ne peut couvrir ce besoin de stockage et, selon les projections de l’Andra, sera saturé aux alentours de 2020-2025.

Le point de vue de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a été détaillé dans un rapport intitulé  « Déchets radioactifs de très faible activité : la doctrine doit-elle évoluer ? » et a été présenté le 17 février 2016 par son Directeur général, Jacques Repussard, à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) de l'Assemblée nationale. Ainsi l’IRSN estime que la reconduction à l’identique des modes de gestion actuels n’est pas la solution optimale, et qu'une diversification des solutions de gestion est souhaitable dès lors que les risques sont minimisés et qu’elle favorise un usage de ressources proportionné au risque réel que présentent les déchets.

Les choix d’évolution de doctrine ne pourront être arrêtés que si la société civile y est pleinement associée, insiste l'IRSN, qui considère que tous les aspects du sujet doivent être abordés, qu’il s’agisse des méthodologies techniques pour caractériser les risques radiologiques et conventionnels, ou des questions éthiques relatives à la définition des seuils radiologiques de gestion acceptables aujourd'hui comme dans le futur. L'absence de seuils de libération en France pourrait sans doute être révisé pour rendre possible la diversité des pistes de traitement.

Recyclage des métaux par fusion

Au regard des retours d’expérience, l’IRSN estime, comme le groupe de travail du PNGMDR (plan national de gestion des matières et déchets radioactifs), que la valorisation des métaux apparaît faisable et suffisamment fiable (sur le plan de la maîtrise de l’activité des produits recyclés) si on privilégie un procédé de fusion pour leur recyclage. Mais pour qu’une filière soit viable, l’IRSN préconise un assouplissement concernant les exigences de traçabilité des produits recyclés, et le développement de débouchés extérieurs au secteur nucléaire.
Dans le cadre du stockage, là aussi plusieurs options sont possibles. Et l'IRSN de préconiser le stockage des déchets les moins actifs dans certains centres conventionnels de stockage de déchets industriels et la limitation de production à la source des déchets. A ce titre, l'institut propose au cas par cas, le retrait complet des matériaux contaminés en vue de déclasser les bâtiments ou sites nucléaires, dès lors que cela ne conduise pas à produire en quantités, des déchets « administrativement radioactifs » et pour des coûts et risques conventionnels injustifiés au regard des risques radiologiques à gérer.




*Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage

Catherine Moncel

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