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Le massif du Mont-Blanc accueille la première mission de sauvegarde du patrimoine glaciaire

le 17/08/2016

Jusqu’à début septembre, une équipe internationale de glaciologues va prélever des carottes glaciaires sur le massif du Mont-Blanc. Ces carottes alimenteront la première bibliothèque mondiale d'archives glaciaires qui sera implantée sur la base Concordia dans l'Antarctique. 

Le massif du Mont-Blanc accueille la première mission de sauvegarde du patrimoine glaciaire
 sdbmg

Le massif du Mont-Blanc accueille la première mission du projet de sauvegarde du patrimoine glaciaire mondial. Jusqu’à début septembre, une équipe internationale d’une dizaine de glaciologues et ingénieurs - français, italiens, russe et américains - coordonnée par des chercheurs du CNRS, de l’IRD et de l’Université Grenoble Alpes se rendra au col du Dôme (4 300 m) pour prélever les premières « carottes-patrimoine ». L’objectif de cette mission est de constituer la première bibliothèque mondiale d’archives glaciaires issues de glaciers menacés par le réchauffement climatique.  

Un projet mondial
Le glacier du col du Dôme constitue la première  étape de ce projet. Une deuxième mission, plus longue et plus complexe, se déroulera en 2017 dans les Andes en Bolivie (glacier Illimani). D’autres pays sont déjà candidats pour s’inscrire dans ce projet et sauvegarder la mémoire des glaciers auxquels ils ont accès : l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, le Brésil, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Népal, le Canada. Il s’agit d’extraire sur chaque glacier 3 carottes de glaces complètes : une à analyser pour fournir une base de données détaillée sur les informations géochimiques accessibles, qui sera mise à disposition de la communauté internationale et deux pour l’archivage patrimoine.
Les carottes, de plus de 130 m chacune, seront acheminées sur les hauts plateaux de l’Antarctique, en 2020, pour être stockées à la base Concordia, gérée par l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) et son partenaire italien le Programme national de Recherche Antarctique (PNRA). À terme, ce sont des dizaines de carottes de glace patrimoine  qui devraient être stockées dans une cave, creusée sous la neige, par -54°C.

Un patrimoine menacé
 « Nous sommes la seule communauté de scientifiques travaillant sur les climats à voir disparaître une partie de ses archives. Il était devenu urgent de constituer ce patrimoine pour le futur, à l’instar du patrimoine mondial de semences conservé au Spitzberg », explique Jérôme Chappellaz, l’initiateur français du projet.  Apport indispensable à la science environnementale et climatique, cruciale pour mieux anticiper notre avenir, la science des glaces n’aura en effet bientôt plus de matière première de qualité en provenance des régions de montagne en raison du réchauffement climatique.  A titre d'exemple, alors que la température s'est accrue de 1°C sur le territoire français en un siècle (contre 0,6°C au niveau mondial), elle a augmenté de 1 à 3 degrés à 1800 m en hiver dans les Alpes. De même, des mesures in-situ réalisées dans un trou de forage au Col du Dôme à 4300 m d'altitude dans les Alpes françaises ont montré une augmentation de la température à la surface du glacier de près de 1,5°C entre 1994 et 2005. 

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Dominique Bomstein

Rédactrice en chef
Environnement Magazine - Hydroplus

Présentation : Rédactrice en chef d'Environnement Magazine et d'Hydroplus.

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