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Nuisances sonores

Voies sur berge parisienne : tapage nocturne !

le 27/03/2017

Suite à la piétonisation des voies sur berge rive-droite, l'observatoire du bruit francilien constate une augmentation du bruit nocturne sur les quais hauts et demande des mesures d'atténuation.

Voies sur berge parisienne : tapage nocturne !
Suite à la piétonisation des voies sur berge rive-droite, l'observatoire du bruit francilien constate une augmentation du bruit nocturne DR

C'est essentiellement dans Paris intra-muros et plus particulièrement la nuit sur les quais hauts que les nuisances sonores ont augmenté suite à la piétonisation des voies sur berge rive-droite. Six mois après la fermeture à la circulation de la  voie Georges Pompidou, 3,3 km de l'entrée du tunnel des tuileries à la sortie du tunnel Henri IV, Bruitparif a mis en ligne ce 27 mars 2017 ses conclusions.

L'observatoire du bruit francilien a mis en place un dispositif spécifique sur une zone couvrant les abords directs de la voie fermée à la circulation ainsi que les axes potentiellement impactés à Paris et en petite couronne. Le dispositif repose sur des mesures de bruit autour de 90 sites (53 à Paris et 37 en périphérie) ainsi que sur des modélisations pour certains secteurs. Données et analyses sont accessibles sur une plateforme spécifique.

« La fermeture de la voie Georges Pompidou a entraîné des reports importants de trafic sur les quais hauts qui ont, eux-mêmes, généré une augmentation importante des niveaux de bruit la nuit, supérieure à 2 dB(A) et pouvant aller jusqu’à 4 dB(A) sur une bonne partie des quais hauts rive droite entre le Louvre et la Place du Châtelet, entre le Pont Louis Philippe et le Pont Marie et entre le boulevard Henri IV et le boulevard Bourdon. (…). Il s’agit, pour les riverains de ces secteurs, d’une augmentation considérée comme significative au sens de la réglementation (> 2 dB(A)) et qui correspond à une réelle dégradation de l’exposition sonore. Pour rappel, une augmentation de +3 dB(A) équivaut à un doublement de l’énergie sonore. Sur la période nocturne, les niveaux de bruit en façade des riverains sur ces secteurs des quais hauts s’établissent désormais entre 65 et 71 dB(A) », détaille un communiqué. En journée, les augmentations constatées sur les quais hauts sont moindres, malgré une recrudescence des pics de bruit intempestifs : sirènes de véhicules d’urgence, klaxons ou deux-roues motorisés.

Bruitparif réclame donc des « actions de diminution du bruit à la source par un traitement direct de l’infrastructure, complétées, le cas échéant, par des actions d’isolation phonique des logements ». 

Une diminution importante du bruit a par ailleurs heureusement été observée sur les berges rive droite désormais piétonisées. Celle-ci atteint localement -8 à -10 dB(A) en période diurne comme nocturne. Les niveaux sonores y sont désormais compris entre 60 et 65 dB(A) en journée et entre 55 et 60 dB(A) la nuit. « Il s’agit d’une nette amélioration d’ambiance sonore qui correspond à une division par six à dix de l’énergie sonore et à une perception de bruit divisé par deux environ », note le communiqué de Bruitparif. 
 
Une nouvelle campagne de mesure sera mise en œuvre « au printemps 2017 ».

Fabian Tubiana

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Fabian Tubiana

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Environnement Magazine

Présentation : Je suis coordonnateur web des rédactions du groupe et chef de rubrique Actu d'Environnement Magazine.

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