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Agriculture

Le gouvernement lance les Etats généraux de l’alimentation

le 20/07/2017

Le jeudi 20 juillet 2017, s’ouvrent les Etats généraux de l’alimentation pour une durée de quatre mois. Au programme : une réflexion sur les prix, les attentes des consommateurs et l’objectif d’une agriculture durable.

Le gouvernement lance les Etats généraux de l’alimentation

Les Etats généraux de l’alimentation sont ouverts. Lancés le jeudi 20 juillet 2017, pour une durée de quatre mois, ce grand cycle de réflexions, débats et ateliers autour de l’alimentation avait été annoncé par Emmanuel Macron en juin 2017. Le Premier Ministre, Edouard Philippe et le ministre de l’agriculture Stéphane Travert ont inauguré ces Etats généraux en rappelant leurs objectifs : à savoir, « relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition », « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes », « accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et besoins des consommateurs » et « promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable ».

Ces quatre objectifs seront débattus dans 14 ateliers, a annoncé Stéphane Trivert. Sur le site web spécifique à ces Etats généraux, les différentes consultations en cours et à venir sont précisées. « Comment rémunérer plus équitablement les producteurs ? », « comment accompagner la transformation de notre agriculture ? », « comment renforcer la sécurité sanitaire de l’alimentation ? », ou encore « comment soutenir des modes de consommation plus responsables ? », sont autant de questions auxquelles ces quatre mois devront apporter des éléments de réponse. Dans son discours d’ouverture, Edouard Philippe a souligné qu’après l’enjeu social et le « problème d’attractivité du métier d’agriculteur », venait l’enjeu climatique. « Inondations, gel, sécheresse, ont affecté viticulteurs, éleveurs… Ces phénomènes se multiplient », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Début octobre, « suite aux ateliers sur le partage de la valeur dans la filière », Emmanuel Macron donnera les premières conclusions de ces Etats généraux.

Certains enjeux absents du débat ?

En attendant les premiers résultats, 38 ONG, dont Greenpeace, France Nature Environnement (FNE), Humanité et Biodiversité, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) ou encore Fermes d’avenir, ont interpellé le gouvernement. Ces dernières réclament « une phase de négociations politiques » à la suite des ateliers thématiques, qui permettrait « de donner une cohérence aux politiques publiques ». Elles soulignent que certains enjeux semblent être absents des débats, tels que la santé environnementale, l’adaptation aux changements climatiques, ou encore la préservation de l’environnement marin.

Pour sa part, l’UFC-Que choisir « veillera aux intérêts des consommateurs » et a précisé que sa participation aux futurs débats prendra compte, entre autres, du « respect des réglementations environnementales existantes avec l’application du principe pollueur-payeur, une réelle incitation à limiter l’utilisation des pesticides et des engrais et la protection des milieux naturels. » L’association compte également insister sur la « réaffirmation du principe de précaution et la prise en compte des perturbateurs endocriniens dans les procédures d’autorisation des pesticides et des molécules de synthèse. »

Eva Gomez


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