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Assainissement non collectif

L’IFAA conteste les conclusions du suivi in situ de l’Irstea

le 09/10/2017

Le suivi in situ des installations d’ANC réalisé par l’Irstea a conclu qu’une minorité des installations était satisfaisante en terme de qualité de l’eau. Le syndicat des professionnels de la filière de l’ANC revient sur cette étude en la remettant en question.

L’IFAA conteste les conclusions du suivi in situ de l’Irstea
DR

Mi-septembre dernier, l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) a publié les résultats de son étude de suivi in situ des installations d’assainissement non collectif (ANC). Selon ces conclusions, seuls cinq dispositifs d’ANC qualifiés sur 21, seraient satisfaisants quant aux seuils de référence « qualité de l’eau ». Le 4 octobre, le syndicat des professionnels de la filière de l’ANC, l’IFAA, a réagi à ces résultats, qu’ils jugent « peu fiables » et « à nuancer ». Le syndicat rappelle que ces installations font appel à une diversité de filières : du foncier au paysager en passant par la prise de conscience des enjeux environnementaux et l’aptitude du sol.

L’IFAA conteste les résultats obtenus par l’Irstea : « en prenant comme base le prélèvement « bilan 24h » reconnu comme le plus représentatif ainsi que les paramètres réglementaires (MES et DBO5), les résultats changent de manière radicale », indique le syndicat. Par ailleurs, l’IFAA estime que les échantillons analysés par l’Irstea ne sont pas optimum, dans le sens où « aucun dispositif n’a été testé sur plus de 30 installations », ni représentatifs de la filière ANC : « 17 % des dispositifs » ont été évalués, selon le syndicat, sur les « 101 dispositifs agréés » existants. Enfin, le syndicat a tenu à comparerce suivi in situ réalisé par l’Irstea, avec deux autres études sur les ANC. Par exemple, l’étude « Tarn », réalisée par l’agence de l’eau Adour-Garonne entre 2008 et 2014 sur 66 installations, concluait que « 90 % des mesures de qualité des eaux traitées par un panel de 22 produits différents respectent la réglementation française sur des échantillons 24 heures », rappelle l’IFAA. Le syndicat indique qu’il est « volontaire pour une collaboration au niveau national pour une remontée et l’exploitation de données de suivi de la vie des installations. »

Eva Gomez

Commentaires (4)
Marc Berruyer

Marc Berruyer
dirigeant /salarié unique
le 10/10/2017 à 21h48

A quoi servent les agréments si on remet en cause les résultats ? Il faudrait peut être étudier tous les systèmes et ne pas se contenter de 18 résultats et sur 4 ans ! En regardant le" fromage" représentant les résultats notamment sur l'entretien, c'est un peu facile de tirer des conclusions aussi rapides. Il est étonnant de voir dans les tableaux que le filtre à coco est classé " médiocre " ( logique ) en entretien tout comme les lits fixes ou fluidisés et que dans la conclusion, il est " acceptable " alors que les autres passent en inacceptable ! On interprète un peu comme on veut.... Le copeau de coco est un produit naturel qui va se dégrader : on en reparle au bout de 5 ou 6 ans ....il faut avertir le particulier qu'il va falloir remettre 2500 € pour le renouvellement. On n'aborde pas la problématique de l'esthétisme et de l'environnement: Qui veut un tertre d'infiltration devant sa porte et qui va faire l'entretien quand vous avez déjà du mal à tondre ou qu'il faut abattre des arbres ou renoncer au potager pour faire l'assainissement ?

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Vincent De Barmon

Vincent De Barmon
Adjoint chef de service, DDPP
le 10/10/2017 à 15h28

Dans le fascicule 22 du FNDAE (1998), l’ancêtre de l'IRSTEA présentait déjà diverses solutions pour les petites collectivités dont l'épandage superficiel sur support fin. Il s'agit d'épandage sur des billons d'effluents bruts. Investissement: un tuyau et un coup de charrue: entretien un coup de charrue tous les 5 ans! Efficacité pour la qualité de l'eau: parmi les meilleures. Cette solution est très peu utilisée en pratique. Les DDASS ne voulait pas voir d'effluent à l'air libre. Maintenant, il est difficile d'amortir une homologation pour ce type de dispositif et donc il n'est pas homologué, sauf intégré dans des filtres plantés de roseaux qui complexifient et renchérissent le dispositif, en améliorant surtout l'esthétique et parfois l'olfactif). La nouvelle étude de l'IRSTEA me semble aller dans le même sens que la comparaison des systèmes de 1998.

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Jean-Luc Cecile

Jean-Luc Cecile
Consultant, JLC_Expertise
le 10/10/2017 à 11h37

La solution microstation est la pire. En milieu rural où l'ANC est le plus répandu cette solution ne devrait s'imposer qu'en cas d'un manque de foncier dans les centres bourg. Alors une microstation est retenue. Cette une solution qui a beaucoup d'inconvénients : bruit, consommation électrique, maintenance couteuse. Il devrait y avoir une action collective engagée par la collectivité locale pour adopter un assainissement semi collectif. Cette solution est très répandue dans d'autres pays par exemple l'Allemagne.

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Charles Amblard

Charles Amblard
président association
le 10/10/2017 à 10h04

Comme pour le tabac, les pesticides, etc. des milliards d'€ sont à gagner avec les micro stations. Qu'elles soient efficaces ou non n'est pas le souci de l'IFFA , tout comme le fait que le tabac tue ou que tel produit soit cause de cancer ou que tel médicament soit dangereux. On a vu et on voit ! L'IRSTEA est un organisme indépendant dont la qualité, la rigueur donc la crédibilité sont incontestables. Le seul objectif étant de gagner de l'argent, on peut compter sur l'IFAA pour , par tous les moyens, casser l'étude de l'IRSTEA. Le fait que la micro station ne traite pas les eaux usées est un détail très secondaire.

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