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Comment affirmer son leadership en RSE

le 16/12/2016

Les enjeux liés à la gestion durable des ressources de la planète s’intensifient. Certes, les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies et l’Accord de Paris aident à sensibiliser la population, mais les entreprises aussi doivent comprendre qu’elles ont un rôle moteur à jouer.

Devenir un chef de file du développement durable suppose de reconnaître que les problématiques du changement climatique, de diminution des énergies fossiles, de l’appauvrissement des métaux rares et autres considérations environnementales sont des questions urgentes auxquelles les entreprises doivent apporter des réponses.

Intégrer les pratiques de développement durable à la réflexion sur la stratégie de l’entreprise

Tout comme l’économie circulaire doit faire partie intégrante de l’économie au sens large, il est nécessaire qu’une entreprise intègre ses projets de développement durable à ses plans stratégiques à long terme. Les leaders du développement durable se distinguent des autres entreprises ayant des initiatives environnementales, et ce parce que leurs initiatives font sens par rapport à la stratégie globale. Par la moindre consommation d’énergie et d’eau, la diminution des emballages et la lutte contre le gaspillage et les déchets, un plan de développement durable bien pensé et équilibré peut générer plus de profits que de coûts.

Mais comme pour tout modèle économique, la stratégie de développement durable d’une marque doit faire preuve de flexibilité. Les entreprises évoluent, et à chaque opération d’acquisition, il convient de s’interroger sur l’impact des nouvelles ressources ainsi absorbées sur les objectifs de développement durable. Par exemple, les membres de la direction peuvent convenir de réexaminer tous les six mois chaque service ou division de leur entreprise consommateur de ressources, et de réfléchir aux moyens de réduire ou de recycler ces ressources.

Ne pas sortir des rails

La question du développement durable revêt une importance croissante au sein des directions, mais souvent, quand les temps sont plus difficiles, l’attention qui lui est accordée diminue. Cela nécessite un réel engagement et une forte détermination de continuer à faire avancer les projets RSE quand les actionnaires voudraient que seule la performance financière compte. Or, la volonté de développement durable et la réussite commerciale ne sont pas antinomiques. 80% des dirigeants d’entreprises déclarent même qu’afficher publiquement son intérêt pour les questions environnementales est un vecteur de différenciation dans l’industrie. En atteignant une situation de stabilité financière, une entreprise est en meilleure position pour faire des choix de développement durable, et son exemple peut en inspirer d’autres à faire de même.

Soutenir une organisation internationale

Les marques ont tout intérêt à rejoindre des réseaux reconnus dans ce domaine, qui leur confèrent la portée et la structure pour faire la différence. Elles peuvent signer le Pacte mondial des Nations Unies ou devenir membres du groupe « Circular Economy 100 » de la Fondation Ellen MacArthur, comme c’est le cas de Lexmark. L’objectif est de s’engager aux côtés d’autres entreprises impactées par les mêmes problématiques. De telles organisations et de tels accords peuvent permettre des collaborations de grande ampleur, si bien que les entreprises découvriront qu’ensemble elles pourront avoir une influence positive sur la législation et ce à de nombreux égards. Ces groupes souvent instigateurs d’initiatives intersectorielles ont démontré qu’ils sont parfois le moyen le plus efficace d’obtenir des avancées environnementales, sociales et économiques.

Se fixer des objectifs

Pour commencer, il est important de se fixer des objectifs clairs et réalistes : atteindre la neutralité carbone d’ici telle échéance, réduire les déchets, ou consommer moins de ressources naturelles. Une fois que cet objectif est défini, convenez d’un calendrier avec des jalons menant jusqu’à la ligne d’arrivée. Ainsi, vous pourrez déterminer des petites étapes quantifiables jusqu’à atteindre l’objectif final. Retenez chaque chose apprise en chemin et prenez des notes sur tout ce qui pourrait être amélioré une prochaine fois. Puis, félicitez-vous de chaque objectif atteint, redéfinissez les critères et recommencez, riche des enseignements de l’expérience.

Une autre bonne manière de tenir les engagements de RSE est de rendre le processus aussi transparent que possible. Lexmark tient ses clients informés des avancées des projets RSE de la société via son rapport en ligne sur ses propres données. C’est une bonne stratégie à une époque où la réputation des entreprises est littéralement entre les mains des consommateurs qui décident de leur vie ou de leur mort sur les réseaux sociaux. C’est ce qui incite les marques ayant une vision environnementale à s’emparer des technologies numériques pour nouer une relation de confiance en faisant preuve d’un maximum de transparence sur ses pratiques. Et ces efforts sont souvent récompensés : Lexmark figure par exemple dans le Top 10 des 100 premières entreprises responsables et citoyennes, liste que publie CR Magazine (Top 100 Corporate Citizen), en reconnaissance des solutions innovantes développées  pour répondre aux enjeux de la planète.

Les engagements de politique environnementale doivent faire partie intégrante de la stratégie d’une entreprise qui aspire à devenir un acteur majeur de son marché. Les entreprises doivent mesurer l’urgence d’une action immédiate et considérer le développement durable comme une des conditions prioritaires pour leur réussite future et pérenne. Des initiatives spontanées d’une start-up au programme d’économie circulaire de Lexmark, toutes les marques quelle que soit leur ampleur peuvent susciter l’enthousiasme et encourager les pratiques de responsabilité sociale et environnementale. Le chemin a beau être encore long, de grandes entreprises donnent l’exemple au travers de choix de politique RSE qui ont déjà des effets positifs sur l’environnement et invitent à repenser la façon de mener ses activités.
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L'auteur
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Sylvie Thomas

Directrice RSE EMEA de Lexmark, représentante du CSF Numérique à la section « Economie circulaire » du Conseil National de l’Industrie
Lexmark

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