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Végétalisation urbaine : le coefficient de biotope par surface sort de la marginalité

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Végétalisation urbaine : le coefficient de biotope par surface sort de la marginalité
Par la rédaction, le 19 novembre 2015
Outil d’une politique de densification raisonnée, l'émergence du coefficient de biotope par surface (CBS) ressort clairement d'une enquête menée auprès des villes par l'Observatoire de la biodiversité végétale en ville, qui vient d'en dévoiler les résultats portant plus globalement sur les pratiques et stratégies en la matière. Transmise l'été dernier à environ 900 villes de plus de 10.000 habitants et à leurs intercommunalités, elle a récolté – score honorable - environ 10% de réponses. Soit 88 communes et sept EPCI, représentant au total 8,4 millions d'habitants. Parmi ses enseignements figure la multiplicité des pratiques de végétalisation des équipements et éléments constitutifs de l'urbanisme. Jardins sur toiture ou sur dalle urbaine, végétalisation de parkings... près de 200 opérations différentes ont été recensées. Une question portait aussi sur le zonage affecté dans les plans locaux d'urbanisme aux jardins. Certaines communes classent les jardins familiaux dans une sous-zone N (zone naturelle et forestière). Et 13% des répondants intègrent un coefficient de biotope par surface (CBS), souvent assorti d'obligations et qui varie en fonction de l'endroit considéré dans la ville. Bourg-en-Bresse (Ain) a ainsi introduit un coefficient de pleine terre dans l'article 13 de son règlement de PLU. A Pont-Saint-Esprit (Gard), ce CBS impose qu'à la construction d'une parcelle, 40 % de celle-ci soit en espaces verts. Meudon (Hauts-de-Seine) le met aussi en place. Tout comme Dijon, dans le cadre de la révision de son PLU, mais aussi Beauvais, Douai, Guyancourt, Malakoff, Paris, Vitry-sur-Seine, La Teste de Buch (Gironde), Vire (Calvados), etc. « Le CBS permet la sauvegarde d’espaces naturels en ville, en combinant les moyens susceptibles d'être mobilisés : sols végétalisés, toitures et terrasses végétalisées, murs et façades végétalisés, surfaces alvéolées perméables, etc. Il concerne naturellement, par priorité, les zones urbaines denses où les pressions peuvent être fortes sur les milieux naturels », défendait Philippe Bies, député du Bas-Rhin, dans un avis publié en juillet 2013 au nom de la commission développement durable sur le projet de loi Alur.MB
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