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Surveillance de la qualité de l’air : les AASQA réagissent au rapport de la Cour des comptes

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Surveillance de la qualité de l’air : les AASQA réagissent au rapport de la Cour des comptes
Par la rédaction, le 25 janvier 2016
Dans son rapport publié le 21 janvier, la Cour des Comptes a pointé « l'empilement de dispositifs hétérogènes » et recommandé entre autres d'étendre le principe pollueur-payeur à tous les secteurs économiques. Elle reconnaît que « le dispositif de surveillance de la qualité de l'air est efficace ». Et évoque l'intérêt de mieux prendre en compte des polluants dont la nocivité a été identifiée plus récemment, comme les pesticides ou les particules ultrafines. « Cela fait partie en 2016 de nos priorités », a assuré Bernard Garnier, président de la fédération qui chapeaute les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l'air (AASQA), Atmo France, lors de ses vœux à la presse le 22 janvier. Pour bien évaluer la nocivité des pesticides présents dans l'air, les méthodologies restent à affiner. Dans le Gers, la Haute-Garonne, des initiatives ont été menées. « L'Atmo Poitou-Charentes en lance une pour mesurer la concentration de pesticides dans l'air ambiant chez un agriculteur », confie son président. « Dans le Nord-Pas-de-Calais, nous avons dû jeter l'éponge faute de financements, c'est scandaleux vu l'enjeu sanitaire », dénonce son homologue Jacques Patris à la tête d'Atmo Nord-Pas-de-Calais. « Dépendre du bon vouloir de certaines collectivités n'est plus tenable, il faut une campagne d'ampleur nationale sur la présence dans l'air de pesticides », réclame pour sa part Régine Lange, vice-présidente d'Atmo Midi-Pyrénées. Les chambres d'agriculture, avec qui les Aasqa désormais travaillent, commencent à lancer en ce sens des projets. Mais les choses démarrent lentement. Les pesticides ne sont pas les seules substances que les Aasqa comment à mieux traquer. Pollens, odeurs, air intérieur et particules ultra fines sont aussi dans leur viseur… Air Normandie a été pionnière et développé un suivi des odeurs en s’appuyant notamment sur des collectifs de « nez » bénévoles dans les zones industrielles de Seine-Maritime. « Il reste à généraliser ce type d'initiative encore isolée à d'autres secteurs et régions », suggère Régine Lange.MB
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