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Politiques, Développement durable et Responsabilité sociale des entreprises

Pesticides : une réglementation inopérante, révèle l'Anses

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Pesticides : une réglementation inopérante, révèle l'Anses
Par la rédaction, le 27 juillet 2016
Après quatre ans de travaux, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail (Anses) vient de mettre en ligne son rapport sur l'exposition aux pesticides des personnes travaillant dans l'agriculture. En sept volumes et quelque 1 000 pages, l'Anses passe en revue les données disponibles, critique les lacunes, et formule des propositions pour réduire les exposition.Ce sont plus d'un million de personnes qui travaillent dans le secteur de l'agriculture, et sont amenées à manipuler quelques-unes de 3000 spécialités commerciales disponibles en France – plus de 60 000 tonnes sont vendues chaque année sur le territoire. « De nombreuses études épidémiologiques (…) mettent en évidence une association entre les expositions aux pesticides et certaines pathologies chroniques », comme des cancers, des maladies neurologies, des troubles de la reproduction et du développement, indique l'Anses.En se penchant sur ce sujet, l'Anses en vient à critiquer la politique de réduction des phytosanitaires et la réglementation. « En dépit du très grand nombre de procédures réglementaires en place, des effets sur la santé des personnes travaillant en agriculture sont aujourd’hui observés. Personne ne semble avoir de vision globale de l'ensemble du dispositif réglementaire qui encadre l'usage des pesticides, leur homologation, les procédures visant à éviter ou reconnaître leurs effets négatifs », indique l'Anses, réclamant une réflexion pour clarifier et harmoniser les réglementations sur les pesticides, y compris la procédure d'homologation, la prévention des risques et la reconnaissance des droits des personnes exposées.Le rapport recommande ainsi de revoir « dès maintenant et sans attendre 2020 » la stratégie du plan Ecophyto 2 (présenté à l'automne 2015), avec une réelle politique d'accompagnement des acteurs à a réduction d'utilisation des pesticides. Par ailleurs, les données relatives à l'exposition des personnes sont « lacunaires », alors qu'elles pourraient être utilisées dans l'homologation des produits.Le secret industriel autour des données d'homologation est également pointé : « interprété de façon excessive », il empêche de traiter correctement les enjeux de santé publique », et les projets de suivi post-AMM est insuffisant et ne concernent que les produits phytopharmaceutiques et l'agriculture, délaissant par exemple les biocides, les herbicides ou les produits d'usage vétérinaire.Sur les procédures de mise sur le marché – dont l'Anses est responsable – l'Agence regrette que les logiques d'évaluation du risque sont différentes selon les phytosanitaires, les biocides et les médicaments vétérinaires, alors que les substance peuvent être identiques. L'Anses demande donc une réflexion sur l'évaluation des exposition dans les procédures d'AMM, et ce pour tous les produits, en intégrant des données aujourd'hui non prises en compte. Albane Canto
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