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Rénovation énergétique : La Poste toque à la porte des collectivités

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Rénovation énergétique : La Poste toque à la porte des collectivités
Par la rédaction, le 4 octobre 2016
Durant le sommet Climate Chance à Nantes un atelier a fourni un retour d'expérience sur l'action de sensibilisation à la rénovation énergétique menée par la Poste avec des communes vendéennes. Soutenue par le département cette expérience - une première nationale (voir notre article en septembre 2015) - s'est terminée au printemps 2015. Son bilan positif démontre la capacité de persuasion des postiers : « Leur neutralité sur le plan commercial est appréciée. Ils suscitent une confiance ouvrant des portes qui, sans eux, ne l'auraient jamais été », avance Mohammed Daouadji, ingénieur développement à La Poste. Premières leçonsSur 7 500 foyers ciblés dix postiers formés sont parvenus à prendre 900 rendez-vous pour remettre un document d'information et donc faire de la pédagogie, en incitant les propriétaires à agir pour réduire leur facture énergétique. L'écueil étant d'être trop intrusif. Ou de perdre en route des informations, entre la présentation de la démarche, la prise de rendez-vous avec le particulier, jusqu'à la visite du logement débouchant sur « une évaluation à ne pas confondre avec un diagnostic thermique ». Fins connaisseurs du territoireLa fluidité du processus d'approche a été travaillée en finesse. Cela paie : les postiers ont fait remonter 170 rapports d'évaluation au service amélioration de l'habitat de la communauté d'agglo en charge du projet, la Carene. « Pour viser en amont les ménages modestes et le bâti d'avant 1980 nous avons travaillé avec les communes. Puis ce sont les facteurs, fins connaisseurs du territoire, qui ont ciblé et pris le relais grâce à un porte-à-porte dont les résultats sont meilleurs qu'avec des classiques ambassadeurs de la rénovation énergétique », constate Anne Heouairi, à la tête de ce service de l'agglo. La Carene Saint-Nazaire accompagne au final sept propriétaires dans des travaux. Soit un habitant sur mille. Beaucoup d'efforts pour un score qui peut sembler faible mais constitue en complément d'autres dispositifs une lueur d'espoir. Et un premier pas en vue d'industrialiser cette solution. « Son ciblage et sa coconstruction avec les élus et leurs services intéresse les collectivités », confirme Mohammed Daouadji. Esquisse d'une offre commerciale A partir de cette expérience nazairienne une offre commerciale s'échafaude. La Poste s'appuie pour faire mûrir cette prestation sur le bureau d'études Energies Demain. Ainsi Châtellerault et Grenoble ont eu recours à La Poste pour accompagner la création de leur plateforme de rénovation énergétique et générer en un temps court des contacts d'habitants potentiellement intéressés. Un stock d'adresses que la collectivité doit apprendre à gérer : « Nous craignions d'être débordés par ce flux. Finalement nous le gérons à notre rythme », confie Anne Heouairi. « Il y a là pour nos postiers une voie réelle de diversification de leur activité. Si cet accompagnement de proximité dans la transition énergétique les intéresse nous les formons FEEBat. Face à la baisse des volume de courriers distribués, il fallait réagir. Mais il ne s'agit pas juste de les occuper, une filière s'esquisse et à terme ils seront certainement de plus en plus nombreux à être mobilisés à plein temps sur ce type d’activités », explique Alexandra Malherbe, directrice des offres Services Facteurs transition énergétique et modernisation de l'action publique à La Poste. Une offre, trois briquesL'offre développée en vue d'un déploiement national comporte trois briques : « Détecter », « Spécifier » et « Faciliter ». Les deux premières sont opérationnelles, la dernière encore en phase d'amélioration. La région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes vient de commander par appel d'offres la première brique de cette offre. Et la régie picarde de l'efficacité énergétique (SPEE Picardie) qui s'étend sur douze territoires fait aussi appel depuis un an à cinq postiers formés au diagnostic thermique et rompus à l'animation territoriale et à la recherche et qualification de "prospects" intéressés pour entamer des travaux. Ces facteurs sont à l'initiative d'une trentaine de chantiers impulsés qui atteignent un montant moyen de 45 000 euros de travaux. « Pour les trouver nous avons fait appel au vivier du personnel des directions Services techniques et Courrier du groupe », indique Alexandra Malherbe.Morgan Boëdec 
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