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Mobilité

[Tribune] Toutes les communes françaises doivent pouvoir accéder aux mobilités durables

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[Tribune] Toutes les communes françaises doivent pouvoir accéder aux mobilités durables
Par Bruno Flinois, président de Clem', le 27 novembre 2017
Environnement-magazine.fr poursuit la publication de vos réflexions et de vos idées via notre nouveau format en ligne "Tribune". Cette semaine, Bruno Flinois présente des nouvelles solutions de mobilité pour redynamiser les zones rurales et péri-urbaines. "Des modèles d’écomobilité qui seront, demain, notre quotidien", écrit l’auteur.

Ecomobilité, autopartage, covoiturage, mobilité électriques, transport autonomes… Autant de vocables qui égrènent actuellement les conversations avec les collectivités territoriales. Petites ou grandes, urbaines, péri-urbaines ou rurales, toutes réfléchissent aux nouveaux services qu’elles peuvent proposer à leurs citoyens en phase avec les usages de la mobilité qui sont en train de s’imposer, notamment dans les jeunes générations.

La mobilité devient un service

Car les attentes et les façons de se déplacer changent. Les préoccupations environnementales et l’urgence écologique de réduire les émissions de CO2 et de particules boostent les services de mobilité électrique comme Autolib’, quand la multiplication des usages des smartphones et le développement de plateformes collaboratives permettent à des services de type Blablacar, Drivy, Ouicar ainsi qu’à des plateformes qui agrègent l’ensemble des services (Free2move, Vianavigo, par exemple) de démocratiser l’autopartage et le covoiturage. A noter que ces services demeurent cependant souvent limités aux grandes métropoles qui sont pourtant les mieux pourvues en offres de transport public.

Autre facteur de poids en faveur de ces nouvelles mobilités : la grande majorité des Millennials (les enfants nés entre les années 1980 et 2000, NDLR) estime que se déplacer ne requiert plus systématiquement la possession d’un véhicule personnel. Sachant que le coût de possession et d’usage d’un véhicule est de 4.350 euros par an, et qu’en moyenne il reste garé 96 % du temps (source : ADEME 2012), l’intérêt de consommer de la mobilité sous forme d’offre de service monte, pour à la fois simplifier ses déplacements au quotidien et rationaliser le rapport coûts/impacts environnemental.

Pallier l’absence de transport public des zones rurales et péri-urbaines

Si le mode de transport le plus écologique reste encore le transport public, les réflexions avancent, notamment dans les zones péri-urbaines et rurales où le maillage de ces infrastructures est faible, voire inexistant, et de toute façon insuffisant pour répondre aux besoins de mobilité des populations. Le véritable enjeu sur ces territoires concerne la mobilité quotidienne de courte distance. C’est là qu’il y a à créer de nouveaux services durables en adaptant les modèles de partage de véhicules, de trajets et de bornes de charge.

Sur ces géographies, l’intermodalité doit être pensée autrement, en jouant sur la complémentarité entre le véhicule personnel et de nouveaux services qui commencent à apparaître. Des services peuvent être imaginés par les bailleurs d’habitats collectifs pour la mise à disposition de véhicules électriques en autopartage, voire en covoiturage, pour les locataires de leurs résidences. C’est ce que Maine-et-Loire Habitat a fait à Trélazé, près d’Angers, ou encore CoopImmo, à La-Queue-en-Brie.

Autres pistes : les collectivités peuvent tirer parti de la flotte de véhicules appartenant à l’organisation publique. Le Conseil départemental de l’Orne avec le projet AutoFree61 met par exemple sa flotte de six véhicules électriques (Zoé et Kangoo) de ses collaborateurs à la disposition des citoyens 24 heures sur 24. Sa volonté est de limiter les véhicules improductifs tout en offrant une source d’économie aux administrés dans la mesure où ils peuvent servir de second véhicule à moindre coût.

Des modèles hybrides peuvent également être imaginés avec le partage de la flotte de véhicules de grandes entreprises des régions françaises auprès des administrés, le soir, le week-end et les jours fériés, en étroite concertation avec les communautés de communes environnantes. Ceci permet de rationnaliser l’usage des véhicules tout en offrant un service à valeur ajoutée sur les territoires sur lesquels ces entreprises opèrent.

Il est également possible de proposer un service aussi bien pour les personnes à la recherche d’un véhicule complémentaire que pour celles qui sont exclues de la mobilité. C’est ce qu’a créé la Communauté de Communes de la Haute-Vallée-de-Chevreuse avec Soli-Drive : un service innovant de mobilité solidaire, subventionné par la Région Ile-de-France et l’Ademe Ile-de-France, qui permet à une personne ne pouvant pas conduire d’entrer en contact, via la plateforme, avec un conducteur de son voisinage qui la véhiculera en échange du paiement du trajet.

Redynamiser les campagnes et zones péri-urbaines en facilitant les mobilités durables

Ces nouvelles mobilités contribueront à rendre le territoire français encore plus attractif et participeront à la redynamisation des zones rurales et péri-urbaines. Pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs et citoyens, les acteurs de l’écomobilité sont en train d’inventer et d’expérimenter des modèles qui, demain, seront notre quotidien. Nous sommes notamment convaincus que l’association « autopartage – covoiturage » démultiplie l’intérêt de ces services nouvelle génération. Alors n’ayons pas peur d’innover, les possibilités sont multiples et complémentaires et elles vont nous permettre de repenser la qualité de vie de demain.
Bruno Flinois, président de Clem'.
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