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Notre-Dame-des-Landes : les collectivités appuient l'option du transfert auprès du Premier ministre

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Notre-Dame-des-Landes : les collectivités appuient l'option du transfert auprès du Premier ministre
Par Eva Gomez, le 12 janvier 2018
Ce vendredi 12 janvier, les six collectivités membres du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, qui financent avec l’Etat l’opération d’aménagement de l’aéroport du Grand Ouest et défendent l’option de construction d’un nouvel aéroport, ont été reçues par le Premier ministre Edouard Philippe.

Le Premier ministre Edouard Philippe a reçu ce vendredi 12 janvier, les représentants des régions de Bretagne et Pays de la Loire, de Loire-Atlantique, de Nantes Métropole, de Cap Atlantique et de l’agglomération de Saint-Nazaine (Carene). Ces dernières, membres du syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest (SMA Grand Ouest) financent le projet d’aménagement de l’aéroport du Grand Ouest avec l’Etat. Cette rencontre a été l’occasion pour les élus des collectivités de « soulever les importantes lacunes du rapport des médiateurs et les contre-vérités manifestes qui ont été écrites », déclare le SMA Grand Ouest dans un communiqué. Ce rapport, paru le 13 décembre dernier, comparait les impacts d’un réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, en les comparant aux impacts de la construction d’un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Il faisait état d’impacts environnementaux plus nombreux pour la construction du nouvel aéroport. Le SMA Grand Ouest penche pourtant pour cette solution de transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, et a fait remarquer au Premier ministre que « les mêmes procédures qui ont pris plus de quinze ans à Notre-Dame-desLandes pour 900 personnes impactées, ne pourraient se faire en deux ans à Nantes-Atlantique pour 70.000 personnes et en bordure d’une zone Natura 2000 ». Selon ces collectivités, les trois médiateurs qui ont rédigé le rapport, à savoir Michel Badré, Anne Boquet et Gérard Feldzer, « emmènent le gouvernement vers une impasse ».

Un transfert inévitable ?

En effet, pour le SMA Grand Ouest, si le gouvernement opte pour un abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes en faveur d’un réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique, l’évolution du trafic aérien – qui serait sous estimée dans le rapport – finira par replacer la solution de transfert au premier plan. « Les médiateurs annoncent 6 millions de passagers en 2025 alors que ce plafond sera atteint dès cette année (déjà 5,5 millions en 2017) et une saturation à 9 millions, trafic atteint en 2030. Avec un plafond à Rennes atteint à 2 millions de passagers autour de 2030, les collectivités ont reposé les bases de manière factuelle à partir du moment où tout le monde s’accorde sur la nécessite d’une plate-forme pour le Grand Ouest : est-ce qu’on réinvestit plus d’un milliard d’euros entre les indemnités au concessionnaire, les travaux, les procédures d’extension sans garantie de délai, pour se reposer la question du transfert en 2030, c’est à dire dans 13 ans ? Ou est-ce qu’on transfère dès maintenant pour doter un territoire de 8 millions d’habitants, l’équivalent de la Suède, d’une plate-forme moderne, internationale, écologique avec 2 pistes comme tous les aéroports de cette taille, capable d’absorber la croissance du trafic afin d’éviter à plus d’1,5 millions de Bretons et Ligériens d’aller à Paris prendre l’avion ? », ont fait valoir les collectivités du SMA auprès d’Edouard Philippe. Le SMA rappelle également que le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est soutenu par 300.000 chefs d’entreprises et leurs représentants et implique 10.000 emplois.

Le président du SMA Grand Ouest Philippe Grosvalet estime que « le Président de la république a le choix entre deux options : une opération déjà lancée et validée, ou une non-décision. Renoncer serait non seulement remettre en cause les principes mêmes de notre démocratie que sont les décisions de justice (179 favorables) et le vote souverain des citoyens, mais ce serait aussi affaiblir durablement l’Etat et le territoire du Grand Ouest qui portent ensemble cette opération. Je ne doute pas après cet échange que le Premier ministre, qui nous a confirmé que le projet de territoire serait un élément décisif, saura prendre en compte ce travail collectif et intense pour rétablir l’autorité nécessaire et poursuivre cet engagement commun. Il pourra alors compter sur le soutien de tous les élus, des citoyens et des entreprises du Grand Ouest attachés à leur territoire, à la démocratie et au retour à l’Etat de droit ».
Fresque humaine sur la ZAD de NDDL en juin 2016 / Wikimedia Commons
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