Les eaux de pluie charrient cinquante fois plus de matières en suspension que les eaux traitées. Après de fortes pluies, on retrouve ces matières dans les eaux de baignade. Un souci de taille pour les élus des communes touristiques. Aussi, dans le cadre du Pôle Mer Paca, Veolia Eau a lancé le projet Gestion intégrée des rejets d'assainissement côtiers (Girac), qui sera déployé à Toulon et Antibes puis sur deux sites en Bretagne. Girac est un outil de modélisation intégrant différentes données relatives à un site : pluviométrie, météo, topométrie, bactériologie et chimie (métaux lourds, hydrocarbures), courants marins, etc. Il doit permettre d'anticiper et d'éviter les crises en communiquant mieux auprès des baigneurs. Pour Thierry Witkowicz, directeur du développement de Veolia Eau Sud-Est, « il permettra aussi une meilleure gestion des équipements d'évacuation, ainsi qu'une optimisation des investissements sur le traitement de ces rejets ». Coût : 12 millions d'euros, essentiellement pour le recueil des données. La moitié sera financée par les partenaires (Ifremer, Météo France, Acri, CNRS...) et le reste par les collectivités. Une fois finalisé, Girac sera commercialisé (1,2 million d'euros environ) auprès des communes côtières françaises ou étrangères.