Une fois n'est pas coutume, sept ans avant l'échéance de la directive sur la qualité des eaux de baignade, le ministère de l'Écologie engage les collectivités et autres gestionnaires privés de sites ouverts au public à s'y préparer en lançant une certification. Une initiative prise à la suite des études de l'Afsset (lire EM n° 1668 p. 14) et tout récemment de Surfrider Foundation, lesquelles montraient qu'un nombre non négligeable de baignades seraient interdites à l'aune des nouveaux critères européens de qualité. La certification labellisera un processus de gestion de la qualité des eaux à travers, notamment, une méthode de surveillance et de prévision des pollutions. Pour le Meeddat, « il s'agit d'inciter à la mise en oeuvre d'une autosurveillance complémentaire du contrôle sanitaire réglementaire, de développer des procédures plus homogènes de gestion des situations anormales et de garantir l'amélioration continue de la surveillance et de la gestion des eaux ». Pour obtenir ce label, le demandeur devra aussi justifier du classement en bonne et moyenne qualité d'au moins la moitié de ses sites, prouver les mesures d'amélioration prises pour les autres et avoir réalisé les profils de vulnérabilité obligatoires dès 2011. Le référentiel est en cours de finalisation, les premières labellisations étant prévues début 2009. Cette certification (qui reste volontaire) pourrait néanmoins devenir un critère d'obtention du Pavillon bleu.