Si certaines voies chimiques employées pour traiter in situ les sols pollués suscitent des réticences, souvent par peur d'un emballement des réactions d'oxydation, la production in situ d'oxygène pourrait être une première entrée en matière rassurante. L'objectif est seulement de stimuler les bactéries du sol au moyen d'oxygène produit par une réaction chimique simple. Solvay, qui commercialise le réactif Xper de peroxyde de calcium (CaO2), met en avant l'intérêt de cette approche au plan énergétique en substitution de l'aération traditionnelle. « C'est la méthode qui produit la plus grande quantité d'oxygène par dollar dépensé », confirme-t-on chez Eos Remediation, qui constate une reconnaissance croissante de son procédé Eox, également à base de poudre de peroxyde de calcium (75 % minimum et 16 % en poids d'oxygène). Son point fort : le peroxyde de calcium, une fois dans le sol et en présence d'eau, libère très progressivement l'oxygène, et ce, pendant des mois. Le sol est parfaitement oxygéné sans avoir recours à une quelconque soufflerie très énergivore, et la biodégradation nettement accélérée. Plusieurs voies de mise en oeuvre sont possibles : en poudre ou en suspension, par injection directe dans le sol ou dans un piézomètre (en chaussette), en barrière réactive ou par brassage dans la terre (avec une tarière ou comme pour Eos Remediation par dispersion sur
terres excavées).