Avec seulement 3 000 entreprises certifiées, la norme Iso 14001 sur le management environnemental ne fait pas vraiment un tabac en France, en comparaison de nos voisins espagnols (11 000) ou italiens (9 800). Il faut dire que les certifiés ne bénéficient que de deux maigres avantages : une TGAP réduite et un contrôle périodique tous les dix ans, au lieu de cinq pour les installations classées soumises à déclaration.
C'est dire que les entreprises doivent trouver leurs propres motivations. « Pour nous, la certification était avant tout un outil de communication interne et externe », témoigne Yves-Didier Gotteland, le directeur du site de Salses d'Omya, leader mondial du carbonate de calcium, qui détient le premier certificat français. Une opinion que complète Béatrice Poirier, responsable produit Iso 14001, chez Afnor Certification. « Améliorer son image, anticiper la réglementation et accroître l'efficacité globale de l'entreprise apparaissent comme les trois motivations principales », résume-t-elle. L'Iso 14001 est aussi - et surtout - bénéfique à l'environnement. Deux études récentes de l'Afaq Afnor et de l'Insee confirment bien la réduction des consommations d'air, d'énergie et des rejets dans l'air, avec à la clé des économies substantielles. Consciente de ces enjeux, l'assemblée permanente des CCI a développé une certification par étapes baptisée 1.2.3 Environnement, destinée aux PME. Avec une petite carotte à la clé : des offres préférentielles chez Axa et au Crédit coopératif pour commencer.