Basée près de Chartres, Energie Relais, fournisseur de groupes électrogènes Diesel, prospecte depuis dix ans le marché des générateurs auxiliaires d'électricité dans les petites îles et les pays tropicaux. « Comme il est difficile d'acheminer du gazole en site isolé, nous avons eu l'idée d'alimenter nos groupes avec de l'huile de coprah, obtenue en pressant et filtrant à 1 ou 2 µm des noix de coco », raconte Olivier Simone, président de l'entreprise, fier d'une première référence en Nouvelle-Calédonie. Depuis, cette solution est entrée au catalogue commercial et peut être déclinée à toute huile végétale : palme, coton, et, « afin de ne pas entrer en concurrence avec les cultures alimentaires ou à fort taux d'intrants (le coton consomme beaucoup d'eau et de produits chimiques) », des plantes plus spécifiques comme le jatropha ou le pourghere en Afrique. La surconsommation ne dépasse pas 5 %. Seul hic : il faut toujours du gazole, au moins au démarrage, car l'huile végétale fige rapidement. De plus, la filtration doit être impeccable. En 2009, Energie Relais lance de nouveaux développements à cette gamme exclusivement réservée à l'export (l'utilisation d'huile végétale en générateur électrique est interdite en France), toujours sur moteurs Deutz, Leroy Somer ou Volvo sur le segment 200-800 kVA. Avec, depuis peu, un modèle hybride huile + solaire (10 ou 20 kW) qui réduit encore le recours au gazole, et, sur toute l'année 2009, un programme de R & D doté de 460 000 euros.