Le comité du Syndicat des eaux d'Île-de-France (Sedif) a finalement tranché sur la forme de la nouvelle délégation de service public (DSP) qui débutera en 2011 et écarté l'idée d'un allotissement du marché. Exit le partage du gâteau plaidé par le groupe Suez depuis la décision du Sedif en décembre de conserver un mode de gestion déléguée. L'appel d'offres international a été lancé dans la foulée. Les grandes orientations du contrat ont été approuvées par le bureau : durée ramenée à dix ans, maîtrise d'ouvrage du Sedif portant sur 80 % des travaux hors entretien, exigence d'une société exclusivement consacrée à la DSP, instauration d'une tarification sociale, rapport à l'usager plus affirmé, engagement dans une mutualisation des moyens consacrés à l'eau potable en Île-de-France. Veolia, l'opérateur historique du Sedif, et Suez se retrouveront donc sur les rangs du plus important contrat européen, estimé autour des 350 millions d'euros. Décision fin avril 2010.