La révision du règlement européen sur l'écolabel européen va-t-elle convaincre les entreprises françaises de demander plus souvent la petite fleur pour leurs produits ? L'objectif est en tout cas de rendre le système moins coûteux et moins lourd, en particulier pour les petites entreprises. « Dorénavant, les frais d'admission de dossier sont fixés à 350 euros pour les TPE, 600 euros pour les PME et 1 200 euros pour les autres. Et la redevance annuelle, autrefois proportionnelle au CA du produit écolabellisé, passe au forfait : 350 euros pour les TPE, 750 euros pour les PME et 1 500 euros pour les autres », explique Patricia Proia, responsable du pôle environnement d'Afnor Certification. S'il n'est pas question d'assouplir les critères d'obtention dont le niveau d'exigence doit limiter l'accès à 20 % au plus du marché, il est prévu d'intégrer des critères sociaux et éthiques, utiles pour les services d'hébergement touristique ou les textiles. En matière de délai, le nouveau texte prévoit une procédure rapide pour transformer un écolabel national en écolabel européen. Une reconnaissance du travail effectué par les États membres qui s'accompagne d'un souci d'harmoniser les procédures nationales. « Les organismes certificateurs nationaux devront respecter certains principes, tant dans leur fonctionnement que dans leurs procédures de contrôle des produits certifiés », ajoute Patricia Proia. Enfin, l'écolabel européen qui touche aujourd'hui vingt-trois familles de produits pourrait à terme s'ouvrir aux produits alimentaires et aux boissons. La Commission doit présenter une étude de faisabilité avant décembre 2011.