Les 230 d'unités de potabili-sation des Vosges, qui utilisent des débris d'algues marines riches en calcaire appelés maërl récoltés dans l'archipel des Glénan (Finistère) pour traiter leur eau, devront trouver une autre solution avant avril 2011. En effet, un arrêté préfectoral interdit à cette échéance son extraction dans cette zone classée Natura 2000. Les communes du massif granitique vosgien utilisent cette ressource pour neutraliser le pH des eaux de source et améliorer leur minéralisation. « La plupart des municipalités concernées, enclavées dans les vallées, comptent entre 150 et 1 000 habitants. Les regroupements intercommunaux étant rares, chaque village dispose d'une source, d'un réservoir et d'une station de traitement. Les employés n'ayant pas de qualifications particulières, la facilité d'exploitation des systèmes de traitement apparaît donc comme un paramètre majeur. Et justement le maërl nécessite un simple nettoyage régulier du filtre contrairement aux traitements par neutralisation chimique dont l'exploitation est plus complexe », explique Dominique Marcolet, technicien supérieur à la DDEA des Vosges. Le service ingénierie a été chargé par la Mission interservices de l'eau du département des Vosges de trouver un produit de substitution. Après avoir identifié vingt stations de traitement représentatives, la DDEA a démarré sur cinq d'entre elles les tests avec des calcaires terrestres. Réponse ce mois-ci. Le coût de l'aménagement des stations, qui desservent 280 000 habitants, devrait avoisiner plusieurs millions d'euros.