Entre 2010 et 2013, le département du Rhône va investir 40 millions d'euros pour restaurer les voies migratrices des poissons (aloses, anguilles, lamproies) sur le Rhône et décloisonner le fleuve vis-à-vis de ses affluents dans le cadre de sa stratégie poissons migrateurs pour le Rhône. Les fonds sont apportés par l'Europe, les Régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon, l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse et la Compagnie nationale du Rhône. Élaborée dans le cadre du plan Rhône (2007-2013) en lien avec le Comité de gestion des poissons migrateurs ( Cogepomi), cette stratégie fait écho au plan d'action national pour la restauration écologique des cours d'eau lancé en novembre 2009 pour aménager 1 200 ouvrages prioritaires d'ici à 2012, dont 336 sur le bassin Rhône-Méditerranée. Sur le Rhône où la migration piscicole est fortement contrainte, elle vise à la construction, dès cet été, de quatre passes à anguilles, à Avignon et Caderousse, et de cinq passes à poissons, à Pouzin, Rochemaure, Donzère et Vallabrègues. La plus importante, située sur le barrage de Sauveterre, absorbera un tiers du budget. Les travaux réalisés sur ce bras du Rhône, qui voit transiter la moitié du débit du fleuve, débuteront en 2012 ou 2013. En parallèle, les voies de migration existantes seront optimisées par les écluses, via des aménagements prévus à Donzère, Montélimar et Baix-Le Logis neuf. La connaissance ne sera pas en reste, puisque deux études en lien avec le plan anguille sont prévues entre 2010 et 2011 pour tester l'impact des turbines hydro-électriques sur la dévalaison de cette espèce.