« Chef de projet : personne en charge de la gestion d'un projet, il est l'interlocuteur principal du donneur d'ordres sur les plans techniques, administratifs et contractuels. » La norme NF X31-620 introduit en ces termes la mission d'un chef de projet dans le domaine des prestations de services relatives aux sites et sols pollués. « Notre métier n'est pas nouveau, mais il a beaucoup évolué en suivant la réglementation », observe Nathalie Cordonnier, qui occupe la fonction à l'agence Rhône-Alpes d'ICF Environnement.
Si l'hydrogéologie constitue la base du métier pour Laurent Mansuelle, chef de projet traitements sols et nappes chez Serpol à Lyon , dans le cas de Frédéric Conte, ce sont ses compétences de géophysicien qui l'ont conduit chez ICF. « Le poste de chef de projet se situe au coeur du réseau », souligne Alain Dumestre, directeur général délégué de Serpol. « Nos missions vont des études de diagnostic à la réalisation des travaux », résume Frédéric Conte, en poste à Toulouse, « et le travail est moins segmenté dans une agence de province qu'il ne l'est à Paris ».
Une grosse partie de la mission relève du commercial. « Répondant à une consultation, nous élaborons une offre de réhabilitation environnementale dont le choix de la technique va s'appuyer sur les résultats du bilan coûts-avantages, précise Laurent Mansuelle. Tout au long du projet, nous vérifions la conformité des travaux avec la commande et leur cohérence financière vis-à-vis du budget initial. » Et à la fin du chantier, il revient au chef de projet de produire le rapport destiné au client et de rendre des comptes à son chef de secteur sur le résultat financier. « Notre métier est aussi un métier de contact », ajoute Frédéric Conte.
Au-delà des relations avec le client, un chef de projet assume souvent une responsabilité d'encadrement et de formation de jeunes ingénieurs. À noter que le poste n'est pas l'apanage des bureaux d'études. Le BRGM, établissement public à caractère industriel et commercial, en compte parmi ses effectifs. Mais leurs compétences sont alors mises en oeuvre « dans un cadre R et D et en appui au ministère, sur des opérations innovantes ou à caractère méthodologique », précise François Blanchard, responsable de l'unité sites, sols pollués et sédiments, au BRGM.