Le périmètre précis de renouvellement des concessions hydroélectriques a été arrêté par le ministère chargé de l'Écologie à la fin avril. D'ici à 2015, dix concessions d'une puissance cumulée de 5 300 MW seront mises en concurrence, soit 20 % de la puissance nationale totale. Pour créer des ensembles cohérents sur le plan énergétique et environnemental, tous les ouvrages situés dans une même vallée - et donc hydrauliquement liés - seront concédés à un seul exploitant. La fin de concession d'une quinzaine d'ouvrages sera donc anticipée (2 300 MW). Les concessions seront attribuées entre 2013 et 2015 dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif Central, à commencer par la chute hydroélectrique du lac Mort, en Isère - un ouvrage qu'exploite EDF (10 MW) - et les vallées d'Ossau, du Louron et de la Têt (Pyrénées), qui regroupent quinze ouvrages tous exploités par Shem, une filiale de GDF Suez (396 MW). Le ministère compte sur cette mise en concurrence pour inciter les candidats à proposer d'importants investissements afin d'accroître la production hydroélectrique - elle s'élève à 12 % de la production totale d'électricité en France. Notamment, au moins 200 MW de surcapacité devront être installés. Autres critères de sélection : la prise en compte des contraintes environnementales - les propositions devront améliorer la protection des écosystèmes tout en respectant les usages de l'eau autres qu'énergétiques - et le montant de la redevance payée par le concessionnaire. L'ouverture des appels à candidatures s'échelonnera entre 2010 et 2013.