Fin mai, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques ( Opecst) rendait ses conclusions sur les impacts potentiels sanitaires et environnementaux des champs électriques et magnétiques (CEM) émis par les lignes à haute et très haute tension (50 et 200 kV). Hormis l'étude des impacts potentiels des CEM sur la santé humaine, partie la plus fournie du rapport, l'Opecst aborde les impacts potentiels sur l'agriculture (plantes, abeilles, élevages) ainsi que sur la faune et la flore sauvage. Le rapport conclut à l'absence d'impact direct dans le domaine agricole, mais reconnaît leur impact indirect (phénomènes d'induction), bien que peu élevé, sur les élevages. Le sénateur à l'origine du rapport se prononce notamment en faveur d'une reconduction et d'une rénovation profonde du Groupement permanent pour la sécurité électrique en élevage, le GPSE. Les raisons ? « Son domaine d'action devrait être élargi à toutes les professions agricoles. Et pour davantage de crédibilité, son financement devrait être assuré par l'État plutôt que par RTE », précise-t-il. De plus, le rapport déplore « une insuffisance de données scientifiques portant directement sur la faune et la flore ». Par ailleurs, il s'est intéressé à l'enfouissement des lignes, en croissance en France. Conclusion ? L'enfouissement atténue les champs magnétiques, mais ne les supprime pas. Plus contraignant pour les agriculteurs, il ne présente de plus aucun bénéfice pour la faune et la flore. « Le souterrain doit rester un choix technico-économique fondé sur une approche coût-avantage », distingue le rapporteur.