La commune de Beynes (78) vient d'inaugurer une écostation d'épuration d'une capacité de 11 670 EH, extensible à 15 000. Elle remplace deux anciennes installations hors normes. « Dès le début de l'appel d'offres, la commune a émis le souhait qu'une approche écologique globale soit menée », expose Ruba Alabed, architecte et gérante d'AR Architectes, maître d'œuvre associé au bureau d'études Naldeo. Le bâtiment se fait d'abord discret, grâce à des murs et toitures végétalisés et une voirie garnie de dalles alvéolées favorisant l'infiltration des eaux pluviales. Les matériaux locaux et naturels ont été privilégiés : ossature en bois, pierre, plâtre et chaux fabriqués à partir de matériaux issus du sous-sol voisin, bois de forêts françaises, tuiles construites à partir de gisements d'argile proches. L'usage du béton, de l'aluminium et du PVC a été réduit au minimum. Le bâtiment bioclimatique répond aux normes HQE et THPE, sans pour autant être certifié. Il dispose d'une pompe à chaleur eau-eau qui récupère l'énergie des eaux usées, d'une VMC double flux, de panneaux solaires thermiques, d'un puits canadien et d'une serre (45 m²). Cette dernière est plantée d'un biofiltre végétal innovant qui assure le traitement des odeurs. Il est arrosé en goutte à goutte par l'eau issue du traitement de la station. Enfin, les boues sont traitées grâce à un lit planté de roseaux de 4 000 m².