De la terre, des chênes et des roseaux. La commune de Bouguenais (44) a décidé d'utiliser des matériaux locaux peu transformés pour la construction de son pôle des espaces verts (deux bâtiments de 565 m² au total). Ainsi, les 60 m3 de terre extraite pour les fondations sont réemployés pour moitié en talus et pour moitié sur les murs porteurs sous la forme d'enduits intérieurs à la chaux et au chanvre breton. Le bardage est fait de planches débitées dans des chênes coupés par le service des espaces verts. Ce dernier a réalisé des lattis en roseaux de Loire (utilisé pour confectionner des clôtures) sur lesquels est fixé l'enduit. Les bâtiments sont réalisés en ossature en bois en pin de Douglas, provenant des forêts bretonnes. « Le roseau n'a pas pu être valorisé en chaume car la réglementation pour les bâtiments publics ne le prévoit pas », regrette Loïc Daubas, architecte à L'Atelier Belenfant et Daubas, à Nozay (44). Mêmes contraintes réglementaires pour l'utilisation de la terre en pisé. « Les bâtiments seront aux normes HQE et BBC, mais nous souhaitons aller plus loin avec la labellisation Bâtiment bioourcé, annoncée par l'arrêté u 19 décembre dernier », oursuit l'architecte novateur. ôté chauffage, la chaudière à ois sera alimentée par le bois 'élagage coupé par le service es espaces verts, soit envi-on 30 m3 par an. Elle alimen-era les locaux administratifs besoins estimés entre 16 et 18 kWh/m²/an), l'atelier et les serres (trois mois par an). Le chantier de 1,2 million d'euros doit être livré en juin. l