Ne prenez pas peur si vous croisez un Sur le marché kayak vide se déplaçant à proximité des côtes ! Il s'agit du drone marin conçu par l'Ifremer dans le cadre du projet Mobesens (Mobile water quality sensor system), présenté lors des rencontres Ecotech, organisées par les instituts Carnot et le Pexe, au printemps. À partir d'un kayak, les chercheurs de l'institut Carnot Ifremer Edrome ont conçu un appareil se déplaçant seul et réalisant des mesures le long de la colonne d'eau grâce à deux treuils disposant de 40 m de câbles. Une bouteille d'échantillonnage permet d'effectuer des prélèvements. Pour que l'appareil soit autonome de vingt-quatre à quarante-huit heures, et communique en Wi-Fi jusqu'à 9 km des côtes (voire 15 à 20 km avec un système 3 ou 4G), les équipements ont été miniaturisés afin de consommer le moins d'énergie possible. Des chercheurs de l'Imperial College de Londres ont même conçu un système récupérant l'énergie du roulis. De plus, une caméra a été installée sur l'engin pour mieux contrôler sa trajectoire et éviter obstacles et accidents. « L'objectif, maintenant, est de proposer ce support mobile aux entreprises pour tester des instruments d'analyses dans toutes les conditions possibles », explique Loïc Dussud, responsable du service ingénierie et instrumentation marines à l'Ifremer. « L'engin revient beaucoup moins cher que d'affréter un Zodiac pour réaliser des mesures », poursuit-il. Le drone est aussi équipé d'une sonde multiparamètre (pH, température, pression, turbidité, etc.) et offre la possibilité de faire directement de la surveillance de la qualité des eaux, douces ou marines.