« A
près deux ans de recherche, la route Sur le marché mettant en œuvre un sous-produit caractérisé de mâchefer est enfin une réalité », se réjouit Christophe Deboffe, dirigeant de Neo-Eco. Avec ce projet, qui a reçu l'aval de la Dreal, le soutien du pôle de compétitivité Team2 et du Feder, il espère bien redorer le blason des mâchefers, ces résidus d'incinération des ordures ménagères, compo sés de divers métaux, de fer et d'une fraction minérale, qui sont généralement enfouis. Neo-Eco propose deux procédés innovants. L'un pour récupérer l'inox et les métaux dans la fraction d'une granulométrie supérieure à 31,5 mm, et l'autre pour extraire les métaux dans la fraction i n fé r i e u re à 0,6 mm. Ce dernier procédé repose notamment sur le travail de préparation de la matière et des courants de Foucault spécifiques. « Installé depuis deux ans sur le site d'Haubourdin, il a permis de récupérer 1,5 % du poids de la fraction fine en métaux, notamment l'aluminium, responsable des phénomènes de gonf lement des routes », indique Christophe Deboffe. D'où un produit à meilleure valeur ajoutée. Le chantier « démonstrateur » est une route de 1,5 km, qui mène à PreferNord, une coentreprise Eiffage-Veolia de valorisation des mâchefers régionaux, partenaire du projet. Des tests de lixiviation, les impacts sur la faune et la flore seront suivis pendant dix-huit mois, à l'issue desquels Neo-Eco espère vendre son procédé.