« Sans cet accompagnement, nous aurions abandonné notre gamme à base de farines de blé et de bois. Aujourd'hui, nous l'étendons à une dizaine de références », se réjouit Roger Theisen, directeur général de Plastyl. Le producteur de films, feuilles et plaques en polystyrène est l'une des 13 PME des secteurs du caoutchouc et de la plasturgie bénéficiaires de l'action collective d'accompagnement vers l'utilisation de polymères bio-sourcés menée par l'Agence régionale de développement d'Ile-de-France (ARD) et Ucaplast, le syndicat des PME du secteur. L'opération, qui concernait majoritairement des transformateurs de matières (injection, extrusion…), s'est achevée fin septembre. « Neuf sociétés ont poursuivi l'action jusqu'à son terme, quatre ont abandonné faute de faisabilité technique », précise Claude-Emmanuel Serre, chef de projet chez Tech 2 Market, l'agence chargée de l'accompagnement. Celui-ci a porté sur divers points : choix des matériaux et tests en conditions industrielles, financement, design, développement stratégique et commercial… « Nous avons été accompagnés pendant quatre mois et réalisé douze essais en laboratoire », illustre Roger Theisen. Un autre transformateur, le fabricant de matériel médical Kirco, envisage de passer au polyéthylène d'origine végétale. « Les entreprises ont bénéficié en moyenne de 5 000 euros d'accompagnement, pris en charge à 70 % », précise Claude-Emmanuel Serre, dont l'entreprise s'est vue confier par l'Ademe une étude sur la valorisation des matériaux bio-sourcés en fin de vie. l