Le gouvernement a lancé le Plan national d'action pour l'avenir des industries de transformation du bois. Objectif annoncé : améliorer les performances du secteur, actuel lement confronté à de multiples défis en termes de compétitivité. Le plan se découpe en quatre axes : définir un contrat de filière, optimiser le financement, mobiliser des leviers immédiats et étudier certaines mesures au sein du futur Comité stratégique de filière, intégré au Conseil national de l'industrie (CNI). « La filière bois était jusqu'à présent uniquement représentée par le ministère de l'Agriculture. L'entrée au CNI marque sa reconnaissance en tant que filière industrielle. Elle deviendra le quatorzième secteur du Conseil, à côté de l'automobile et de la chimie », se réjouit Luc Charmasson, président de France bois industries entreprises (FBIE). Le plan se base sur les 1 000 mesures proposées dans le cadre des rencontres régionales pour l'avenir des industries du bois, lancées en septembre 2012. Il prévoit notamment la création d'un Fonds stratégique de la forêt et du bois, qui sera institué par la loi pour l'avenir de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt et par la prochaine loi de finances. Le fonds sera alimenté par la part de la taxe additionnelle sur le foncier non bâti sur les bois et forêts (centimes forestiers), des crédits du programme budgétaire « forêt » et les compensations financières pour changement d'affectation des sols en cas de défrichement. Il financera notamment des projets de R & D et l'amélioration de la desserte permettant l'accès aux massifs. « Le budget consacré à ce fonds est trop faible. Il faudrait entre 100 et 150 millions d'euros alors que le gouvernement en a plutôt prévu entre 20 et 40 », regrette Luc Charmasson.