L'affichage environnemental des produits de grande consommation a-t-il un avenir ? Oui, mais pas à court terme, répondent les députés Sophie Errante et Martial Saddier dans un rapport parlementaire. Comme le gouvernement qui avait transmis en novembre au Parlement son bilan de l'expérimentation nationale menée auprès de 168 entreprises, les élus identifient trois « obstacles majeurs » à la généralisation du dispositif : méthodologie à affiner, absence de moyens de contrôle et coût élevé pour les petites entreprises. « Une généralisation pourrait être considérée par les pays tiers comme une entrave au commerce international », ajoute le rapport, qui plaide pour que celle-ci soit mise en place dans le cadre communautaire. La Commission a lancé en avril dernier sa propre expérimentation de trois ans qui pourrait déboucher sur une directive-cadre d'ici à 2020. « L'enjeu est désormais européen. C'est à Bruxelles que la bataille va se jouer », insiste Sophie Errante. En attendant, les deux députés demandent une phase de test « en grandeur réelle » suivi par un lancement progressif par secteurs et par des entreprises volontaires. Ce « volontariat encadré » signalé par un logo spécifique serait accompagné d'une campagne de sensibilisation du grand public.