Des exemptions sont prévues pour les voies ferrées, les pistes d’aéroports et les autoroutes. Selon le groupe écologiste à l’origine du texte, près de 40 % des collectivités seraient déjà passées au zéro phyto. Après les élus, ce sera au tour des jardiniers amateurs d’apprendre à se passer de ces molécules aux lourds impacts sur l’environnement et sur la santé. A partir du 1er janvier 2022, la commercialisation et la détention de phytos à usage non professionnel seront interdites. Il faut rappeler que la France reste le 1er consommateur de pesticides en Europe. Le plan Ecophyto, lancé en 2008, a prévu de diviser par deux leur usage d’ici à 2018. Son volet relatif aux zones non agricoles montre des résultats substantiels. Ainsi, selon Philippe Martin : « En quatre ans, le tonnage de substances actives employées dans les espaces verts a diminué d’un quart. Sur la même période, les quantités de substances actives achetées par les jardiniers amateurs ont, elles, baissé de 40 % ». En revanche, on est loin du compte en agriculture qui utilise 90 % des tonnages utilisés.