Un cahier des charges drastique, un organisme certificateur indépendant, des audits rapprochés : le label Bee Friendly ne sera pas des plus faciles à obtenir. Au contraire, il témoignera d’un véritable engagement des producteurs et des entreprises qui auront choisi cette démarche.
Lancé sur le Salon de l’Agriculture, ce label est développé, géré et garanti par l’Association Bee Friendly. Cette dernière a été créée en 2011 en regroupant plusieurs organisations européennes d’apiculteurs : l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), son équivalent italien (Unaapi) et la fédération des organisation apicoles de l’Union européenne (EPBA). Le cahier des charges, élaboré par un collège d’expert, comprend 6 axes : phytosanitaires, OGM, biodiversité, récolte, alimentation animale, partenariat et formation. En tout, 27 critères, dont une liste noire d’une vingtaine de pesticides, dont les néocotinoïdes et des pyréthrinoïdes, largement utilisés. Mais le label reste accessible aux producteurs non bio.
D’autres critères portent sur les OGM (interdiction de l’utilisation directe et indirecte), les conditions de traitement et de récolte (en l’absence des pollinisateurs, donc plus tôt le matin ou tard le soir), des pratiques de lutte alternative, etc. Les différents volets du cahier des charges sont pondérés, ce qui ouvre la possibilité d’une démarche de progrès grâce à trois niveaux de qualification. A noter que l’audit sera annuel. Bee Friendly est actuellement en phase de sélection d’un organisme certificateur, et espère délivrer les premiers labels d’ici à la fin de l’année 2014.
Pour l’instant, deux secteurs ont travaillé avec Bee Friendly sur le cahier des charges : les fruits et légumes, avec l’association de producteurs Demain la Terre, et les produits laitiers, avec Les 2 Vaches. Mais le label est ouvert à l’autres secteurs, comme l’élevage, les grandes cultures, les cosmétiques, etc.ACEn savoir plus