La plateforme de traitement des plans d'eau Sur le marché de la start-up Innogur
a fait ses preuves. Avec ses 388 kg, sa structure métallique posée sur quatre flotteurs, elle supporte 8 m2 de panneaux photovoltaïques en silicium amorphe. L'électricité ainsi produite permet de capter l'eau à 6 mètres de profondeur, d'y insuffler de l'air sous pression et de la rejeter à 3 mètres sous la surface. L'eau ainsi brassée et oxygénée par des milliards de bulles d'air de quelques dizaines de micromètres de diamètre a un effet très positif sur le potentiel redox du lac, ainsi que sur le taux d'oxygène de l'eau et la quantité d'azote, d'après les analyses de l'Institut de la filtration et des techniques séparatives (IFTS). « Notre solution ne nécessite aucun additif, aucun consommable, et le seul entretien consiste à vérifier que les panneaux sont propres et que les pompes fonctionnent », indique Patrick Garcia, directeur du marketing chez Innogur. La société souhaite désormais étendre l'expérience pendant douze mois à une vingtaine d'autres lacs de taille et de type différents, afin de vérifier l'efficacité du procédé, de quantifier les performances et de déterminer le dimensionnement optimum. Le coût s'élève à 14 850 euros HT sur un an, hors installation et analyses. Côté riverains, l'opération a été bien acceptée, avec beaucoup de questions, qui peuvent trouver des réponses via des panneaux explicatifs, ou à l'aide d'applications sur smart-phones permettant de connaître l'évolution du lac.