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Versailles cultive ses friches

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2014
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Avant l'inauguration, soigner les derniers détails : pour l'association Le Vivant et la ville, l'ouverture de ce premier démonstrateur d'agriculture urbaine ressemble à un baptême du feu. Dans ce réseau d'une vingtaine d'entreprises, quatre ont porté le projet : Veolia Environnement, Jardins de Gally (paysagiste), Sol Paysage (expert en sol) et Hydrasol, un spécialiste de l'arrosage. Cette expérience prend pied sur un ancien site de stockage de remblais cédé par la commune. « Il a fallu dépolluer, raconte Alexis Lefebvre, chef du projet aux Jardins de Gally. Notre chance a été de récupérer des terres saines auprès du chantier de la station d'épuration mené à proximité par Vinci. Un plateau de 3 hectares à même d'ac cueillir des cultures hors-sol a alors été créé. » Sur 300 000 euros d'investissement, les partenaires en ont injecté plus de la moitié. Collectivités et ministère de l'Agriculture ont complété. Un maraîcher commercialisera en circuit court les fraises, cultivées sur gouttières, et les framboises, myrtilles, salades, installées en pots. « L'enjeu, c'est la viabilité d'un modèle agricole sur une friche délaissée. Il y en a beaucoup en France, les élus suivent donc de près le projet. Et le fait que ce soit hors-sol rend le projet reproductible n'importe où », ajoute Xavier Laureau, président du Vivant et la ville. En plus des cultures, 5 000 mètres carrés de jardins familiaux seront loués aux particuliers. Le site remplira aussi une fonction de vitrine des solutions hors-sol. « Elles en ont bien besoin car elles ont à tort mauvaise presse. Leur potentiel est énorme », conclut Alexis Lefebvre.


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