J
usqu'à présent, il fallait connaître le milieu dans lequel la taille des particules était mesurée, ce qui était parfois présupposé. Nous nous affranchissons de cette contrainte », explique Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au Laboratoire de physique-chimie de l'environnement et de l'espace ( LPC2E-CNRS) qui a cobreveté le « Light Optical Aerosols Counter » avec Environnement SA. En effet, les techniques actuelles déduisent la taille des particules à partir du flux lumin e u x qu'elles d i f f u s e nt lorsqu'elles traversent un rayon laser, en supposant que l'indice de réfraction des particules est connu. Or, cet indice n'est pas le même pour une particule qui absorbe la lumière (comme celles de carbone) ou qui la réfléchit fortement (comme des gouttelettes d'eau). « Grâce à des astuces optiques et au traitement des données, nous mesurons à la fois la diffusion et la diffraction de la lumière, cette dernière étant indépendante de la nature des particules », détaille Jean-Baptiste Renard. Résultat : 19 gammes de mesure de 0,2 à 100 µm, et ce jusqu'à 1 000 particules par centimètre cube. Et la combinaison des données de réfraction et de diffusion donne des indications sur le milieu de la mesure, et donc la nature de la pollution. L'équipement a notamment été conçu pour être embarqué dans les ballons météorologiques ou sous des drones. Le Loac est commercialisé par MeteoModem, qui le distribue notamment auprès des agences météorologiques et aux associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (Aasqa), pour des recherches.