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L'élimination des micropolluants à la loupe

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2014
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Armistiq, Pilote mené par l'Irstea en collabora-Sur le marché tion avec le Cirsee (Suez Environnement) et le laboratoire Epoc-LPTC (université de Bordeaux), s'est concentré, entre 2010 et 2013, sur l'évaluation technique et économique des performances de certaines filières au niveau du traitement secondaire, tertiaire et celui des boues pour l'élimination d'une soixantaine de micropolluants. En traitement secondaire, l'optimisation du procédé de boues activées à aération prolongée n'a que peu amélioré l'élimination des substances. Quant à l'efficacité des traitements tertiaires, elle a porté sur des molécules résistant au traitement biologique. Trois procédés intensifs ont été étudiés : l'ozonation, l'adsorption sur charbon actif en grains et l'oxydation avancée (O3 - UV ; O 3 - H 2 O 2  ; UV-H 2 O 2 ). Les deux dernières options ont permis d'éliminer la moitié des polluants organiques à plus de 90 % avec un surcoût évalué entre 0,02 à 0,20 euro le mètre cube traité. L'ozonation a offert le meilleur compromis entre le coût et l'efficacité, avec un abattement à plus de 70 % de plus des deux tiers des substances organiques analysées. Côté filières extensives, les filtres à charbon actif se sont avérés plus intéressants que les matériaux alternatifs à renouveler très régulièrement. La zone de rejets végétalisée n'a eu qu'une efficacité réduite. Enfin, sur les boues, quatre filières (séchages thermique et solaire, compostage et filtres plantés de roseaux) ont été suivies sur neuf installations. L'étude, qui visait les substances les plus adsorbées dans les boues (HAP, BPA, etc.), a montré une faible élimination, voire pour certaines une accumulation après traitement. 


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