ours d'eau et lacs du littoral aquitain n'ont pas de ecret pour lui. Aussi lorsqu'Alain Dutartre, fraî-hement retraité, est approché par le conseil régional 'Aquitaine pour se frotter à nouveau au terrain et résider l'Agence régionale pour la biodiversité, il n'a uère hésité. Après quarante ans passés au Cemagref e Bordeaux (devenu l'Irstea), il replonge. « Premiers éfis : fédérer des acteurs dispersés, les faire dialoguer our devenir force de proposition, accompagner le chéma de cohérence écologique et valoriser les pra-iques des collectivités tout en les faisant adhérer à notre cause. » Choisir un ingénieur pour cette mission détonne dans le paysage parfois convenu des agences. Car l'homme est avant tout un hydrobiologiste. À ses débuts, dans les années 1970, la discipline offrait peu de perspectives. Fonceur, ce Franc-Comtois d'origine traverse alors trois régions pour décrocher un CDD, dix fois renouvelé avant de devenir statutaire. Ingénieur d'étude puis de recherche, il s'est investi dans l'aide à la gestion des milieux aquatiques et la production d'indices d'évaluation d'état : « Ces échanges avec les gestionnaires m'ont toujours plu. Tant mieux car je vais en retrouver certains avec ma nouvelle casquette ». Les pieds dans l'eau, mais un réseau bien ancré : longtemps, il a été membre d'instances d'experts comme le conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) ou des comités consultatifs de réserves naturelles. Avec une petite spécialité qu'il entend garder : la régulation en milieu aquatique des plantes exotiques envahissantes. Pour l'heure, pas sûr qu'il en ait le temps : il lui faut trouver des locaux, embaucher directeur et chargé de projet, valider un budget et caler la gouvernance de l'association.