La loi cadre sur la biodiversité, qui devrait créer formellement cette nouvelle structure rassemblant l'Onema, l'Agence des aires marines protégées (AMP), l'Atelier technique des espaces naturels (Aten) et les parcs nationaux, sera théoriquement discutée au printemps prochain au parlement. Mais Ségolène Royal veut « presser le pas » en s'appuyant sur le « socle solide » de la première mission de préfiguration menée par Jean-Marc Michel et Bernard Chevassus-au-Louis.
C'est Olivier Laroussinie, directeur de l'AMP qui prend la tête des opérations. Pour l'accompagner, Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle, animera le conseil scientifique, tandis qu'Annabelle Jaeger, de l'Association des régions de France, sera chargée de l'animation territoriale. Pour définir les missions prioritaires de la future agence, ils pourront s'appuyer sur une commission spécialisée qui sera désignée par le conseil national de la transition écologique, un réseau de partenaires des outre-mers mené par Serge Letchimy et Victorien Lurel ainsi que sur l'institut Inspire.
Tous profiteront de l'aura de l’astrophysicien Hubert Reeves qui a accepté de parrainer ce projet d'agence qui lui apparaît comme « une formule qui a fait ses preuves », compte tenu de « ce qu’ont apporté les agences de l’eau ou l’Ademe dans leur domaine ». « Cette agence devra sensibiliser, former, organiser la connaissance, soutenir les différents acteurs, lancer des projets concrets... », et, disposer « de moyens humains et budgétaires pour mener ces actions » a-t-il insisté dans un texte lu par le directeur de son association, Humanité et biodiversité. Plusieurs ONG demandent d'ailleurs que son budget soit alimenté par les investissements d'avenir « comme le gouvernement s'y est engagé à plusieurs reprises ».FT