Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?

Le discret barrage d'Échirolles

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2014
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Et de trois ! En aval du Drac, deux centrales au fil de l'eau turbinaient jusque-là des eaux restituées en fin de course à cet affluent de l'Isère via un canal dit de fuite. Un rejet au Drac syno­ nyme de potentiel hydraulique pour EDF, mais à exploiter sans faire de vagues. Soulignant sa « modestie », du fait qu'il mobi­ lise « une chute d'eau existante, aucune nouvelle emprise foncière et un espace déjà perçu comme étant à usage industriel », la commission d'enquête publique a donné son feu vert à une troisième installation en plein cœur d'Échirolles. En cette fin d'automne, les travaux sont terminés et les quatre tur­ bines de 25 tonnes chacune bien ancrées. Passé les essais, la microcentrale du Rondeau turbinera dès le premier semestre 2015. D'une puissance totale de 2,2 MW, elle fournira toute l'année l'équivalent de la consommation domestique de 7 500 habitants. Discrètes et peu visibles de l'extérieur, ses turbines ont été conçues sur-mesure pour l'exploitation de basses chutes d'eau. L'ensemble ayant nécessité peu de génie civil, les impacts environnementaux et le budget s'en trouvent allégés. Un obs­ tacle, tout de même : le chantier a imposé le dépla cement d'une piste cyclable très appréciée des riverains. Pour 8,7 millions d'euros d'in­ vestissement donc, EDF parie sur une technologie en vogue, les turbines VLH (Very Low Head, très basse chute). « C'est une filière émergente et innovante en laquelle on croit, fondée sur une technologie maîtrisée par une entreprise aveyronnaise, MJ2 Technologies », explique Stéphane Toletti, directeur du Groupement d'exploitation hydraulique Ecrin-Vercors, une filiale d'EDF qui gère déjà plusieurs barrages de l'électri­ cien. Disposés côte à côte – ce qui techniquement représente une première –, les générateurs turbineront un débit de 75 à 80 m3 par seconde. L'intégration paysagère de la centrale, située à deux pas d'une zone commer­ ciale et du quartier populaire de la Viscose, a été soignée, avec l'appui de spécialistes et de simulations 3D. « Pour alléger un peu plus l'impact du génie civil sur l'environnement, les piliers sont discrets, le bâtiment d'exploitation semi-enterré et recouvert d'une toiture végétale, qu'il est prévu d'entretenir. À cela s'ajoutent des éléments d'empierrement recréant une impression d'enrochement et redonnant un certain caractère naturel au site », ajoute Stéphane Toletti. Enfin, comme les tur­ bines tournent, en raison de leur conception, très lentement, les dégâts sur la faune piscicole, peu dense d'ailleurs à cet endroit, devraient être réduits. Une com­ patibilité environnementale qui intéresse grandement EDF. l


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Christophe Dingreville, de l'UIE : « Les maires sont les premiers acteurs de l’eau en France, une responsabilité unique en Europe »
Christophe Dingreville, de l'UIE : « Les maires sont les premiers acteurs de l’eau en France, une responsabilité unique en Europe »
Régis Banquet, d'Intercommunalités de France : « L’eau s’invite parmi les grandes priorités de la campagne municipale »
Régis Banquet, d'Intercommunalités de France : « L’eau s’invite parmi les grandes priorités de la campagne municipale »
Avec BLOOMUP, le Crédit Agricole d’Île-de-France renforce son soutien aux startups franciliennes
Avec BLOOMUP, le Crédit Agricole d’Île-de-France renforce son soutien aux startups franciliennes
DERU 2 et stations d’épuration : anatomie d’un chantier à 10 milliards d’euros
DERU 2 et stations d’épuration : anatomie d’un chantier à 10 milliards d’euros
TOUS LES ARTICLES
Les plus lus