L'Agence française pour la bio diversité pourrait être consti tuée avant la fin 2015. C'est en tout cas le souhait de la ministre de l'Écologie, qui a annoncé la composition de l'équipe chargée de sa préfiguration, à l'occasion d'une réunion du comité de suivi de la Stratégie nationale pour la biodiversité. La loicadre sur la biodiversité, qui devrait créer formel lement cette entité regroupant plusieurs structures existantes (Onema, Aten…), sera théoriquement discutée au printemps prochain au Parle ment. Mais Ségolène Royal veut « presser le pas » en s'appuyant sur le « socle solide » de la pre mière mission de préfigura tion. C'est Olivier Laroussinie, directeur de l'Agence des aires marines protégées qui prend la tête des opérations. Pour l'accompagner, Gilles Bœuf, président du Muséum national d'histoire naturelle, conduira le conseil scientifique, tandis qu'Annabelle Jaeger, de l'Asso ciation des régions de France, sera chargée de l'animation ter ritoriale. Pour définir les mis sions prioritaires de la future agence, ils pourront s'appuyer sur une commission spécia lisée qui sera désignée par le Conseil national de la transi tion écologique, un réseau de partenaires des outremers mené par Serge Letchimy et Victorien Lurel, ainsi que sur l'expertise scientifique de l'ins titut Inspire. Tous profiteront de l'aura de l'astrophysicien Hubert Reeves, qui a accepté de parrai ner ce projet d'agence, qui lui apparaît comme « une formule ayant fait ses preuves », compte tenu de « ce qu'ont apporté les agences de l'eau ou l'Ademe dans leur domaine ». « Cette agence devra sensibiliser, former, organiser la connaissance, soutenir les différents acteurs, lancer des projets concrets… » et disposer « de moyens humains et budgétaires pour mener ces actions », atil insisté dans un texte lu par le directeur de son associa tion, Humanité et biodiversité. Plusieurs ONG demandent d'ailleurs que son budget soit alimenté par les Investissements d'avenir, « comme le gouvernement s'y est engagé à plusieurs reprises ». FT