Sur le marché C'est par sa grande souplesse de mise en œuvre que se caractérise Aquaomnes liée à sa capacité à extraire globalement ou sélectivement les sels. Comparativement à l'osmose inverse, qui retire un concentrât encore très chargé en eau, cette technique d'absorption liquide-liquide va directement capter les sels grâce à un solvant de synthèse hydrophobe. Baptisé Flionex, celui-ci est conçu en fonction des sels à extraire. « La formulation est très sélective et nous ciblons le chlorure de sodium, les sulfates, voire le lithium ou l'argent », précise Guillaume de Souza, pré-sident fondateur d'Adionics. Plus l'eau est chargée, plus le projet est rentable. Avantage supplémentaire, Aquaomnes consomme moins d'énergie que la technologie membra-naire (1 kWh/m3 au lieu de 3 kWh/m3 ). Le procédé se réalise en deux étapes : une première colonne pour la mise en contact à contre-courant de l'eau salée et du solvant, puis une deuxième (stripping unit) pour régénérer ce dernier. Créée en 2002, la société proposait jusqu'à présent essentiellement des études de faisabilité. Mais, en partenariat avec Degrémont, une unité pilote sera installée d'ici cet été à Abou Dhabi pour traiter un concentrât issus d'une membrane de dessalement. « L'objectif est de réduire de moitié le volume d'eau saumâtre », indique Guillaume de Souza. D'autres projets avec EDF à Martigues ou encore dans l'industrie agroalimentaire vendéenne sont en cours.