Du CLT (Cross Laminated Timber ou bois lamellé croisé) de hêtre PEFC ou de bambou FSC : c’est l’idée qui a permis à la jeune entreprise Lineazen d’entrer sur le marché de la construction en bois. Elle constitue aujourd’hui une nouvelle équipe commerciale pour séduire architectes et maîtres d'ouvrages.
« Nous proposons ce produit sous forme de caissons structurels, intégrant notamment isolant, pare-pluie, pare-vapeur ou bardage, préfabriqués dans notre usine mosellane. Par rapport à l’ossature en bois ou au poteau-poutre, ces prémurs présentent l’avantage d’être autoporteurs, autorisant la construction de bâtiments de 3 à 8 étages, voire plus.
Le chantier de la caserne du Vésinet, dans les Yvelines, livré en mai, l’illustre parfaitement », présente Olivier Kracht, président de la PME. Le système est protégé par deux brevets et est en cours d’évaluation par le CSTB. Le procédé de fabrication offre la possibilité d’ajouter de l’épaisseur d’isolant à bas coût (2 euros le mètre carré), tandis que hêtre et bambou apportentune plus grande résistance mécanique. « Le bambou est plus résistant et plus léger que le hêtre, mais n’a pas une bonne image en France. Nous le proposons donc à l’export. Dans l’Hexagone, nous privilégions le hêtre afi n de développer une filière solide. Ce dernier est 20 % plus résistant que l’épicéa, traditionnellement utilisé en CLT », précise l’entrepreneur.
Le produit affiche par ailleurs des performances acoustiques intéressantes, avec 43 dB d’affaiblissement dans sa configuration basique. Prémurs ou préplanchers sont conçus sur mesure et livrés prêts à poser. En coût global, la solution serait moins chère qu’un CLT classique.FTLe site de Lineazen