Le constat de Thierry Libaert, spécialiste de la communication de crise et de la communication environnementale, et de Jean-Marie Pierlot, militant écologiste, est sans appel : pas de lutte sans communication. Non seulement les auteurs reviennent sur les enjeux de la communication de combat, soulignant au passage le savoir-faire et l'expérience des porteurs des projets contestés, mais ils décrivent les outils à disposition des acteurs de ces nouvelles contestations. Relations avec la presse, compréhension du paysage médiatique, réseaux sociaux, événements, lobbying, affichages et brochures sont ainsi classés dans les « outils classiques ». Les « outils spécifiques » comptent, quant à eux, les manifestations, marches et autres rassemblements, dont les réunions publiques, et le happening, sit-in, flash-mob, etc. sans oublier le boycott des entreprises, et jusqu'à l'activisme actionnarial. Le tout agrémenté d'exemples plus ou moins récents (la lutte pour le Larzac et contre la centrale nucléaire de Plogoff, évidemment, mais aussi l'obsolescence programmée) et des témoignages – José Bové et Bruno Genty ont bien évidemment répondu à l'appel. l